Directeur artistique du Choeur Amadeus, Pierre Lamontagne est fier de présenter le Magnificat de John Rutter, jumelé à des cantiques de Noël, à l’occasion d’un concert tenu le 9 décembre, en l’église Saint-Mathias d’Arvida.

Le Magnificat de Rutter chanté par le Choeur Amadeus

Il y a quelques années, le Choeur Amadeus a interprété le premier mouvement du Magnificat composé par l’Anglais John Rutter. Ce projet ambitieux avait été couronné de succès, ce qui a incité le directeur artistique Pierre Lamontagne à offrir la totale. C’est l’oeuvre au complet, totalisant 40 minutes, qui sera donc livrée dans la première partie du concert de Noël tenu le 9 décembre, à 14 h 30, en l’église Saint-Mathias d’Arvida.

« Nous avions travaillé fort et ça s’était bien passé. Or, le choeur continue de progresser. Les intonations sont meilleures, tout comme le fondu de la voix, ce qui nous permet d’aborder une oeuvre majeure appartenant au répertoire contemporain. Ses membres sont en mesure de négocier avec les sections plus difficiles, là où on sent l’influence du jazz et du negro spiritual », énonce celui qui dirige la chorale depuis une quinzaine d’années.

L’apprentissage du Magnificat s’est fait rondement au cours de l’automne. Tant le groupe, formé de 80 personnes, dont 75 se retrouveront à la tribune, que les solistes Julie Bertrand et Christine Plourde ont bien assimilé l’oeuvre de Rutter. Ils seront appuyés par 15 musiciens, l’équivalent d’un orchestre de chambre. Certains sont des étudiants avancés au Conservatoire de musique de Saguenay, alors que d’autres y exercent la fonction d’enseignant.

« Ce Magnificat épouse une forme semblable à celui de Bach. Il comprend des sections correspondant à sept versets de la Bible et donne la parole à Marie au moment où elle accepte de porter un enfant. Tout comme Bach, Rutter commence avec le choeur seulement, puis celui-ci engage un dialogue avec les solistes, qui, en passant, possèdent de très belles voix. Les ambiances sont bien rendues. C’est un compositeur à la fois moderne et accessible », fait valoir Pierre Lamontagne.

Au retour de la pause, les fidèles du Choeur Amadeus se retrouveront en terrain familier. Il n’y aura que des airs des Fêtes au programme, une dizaine de classiques tels Joy To The World, Minuit, chrétiens, Adeste Fideles et Noël, c’est l’amour. « Nous les avons tous déjà faits, mais le public serait déçu de ne pas les entendre », note le directeur artistique.

Fait à signaler : ce sont les choristes eux-mêmes qui ont sélectionné les pièces à partir d’une liste qu’il avait dressée. Ce faisant, ils ont monté un programme à la fois ambitieux et attrayant, susceptible de générer autant d’intérêt que les précédents. Les billets sont vendus au coût de 20 $ l’unité. Il est possible d’en acheter dans les pharmacies Jean Coutu de Saguenay, ou encore à la porte de l’église.

« On peut asseoir 700 personnes à Saint-Mathias. L’année dernière, le concert de Noël en a attiré 600. Il faut dire que l’acoustique est vraiment bonne, ce qui s’ajoute au coût d’entrée raisonnable. En plus, nous savons que bien des gens préfèrent sortir le dimanche après-midi, en particulier les aînés. C’est pour cette raison que nous ne tenons plus ce genre d’événement le samedi soir », raconte Pierre Lamontagne.