Parmi les invités du Lobe, dans le cadre de la Fête de l’art, on note Kleptä Schwarz. Ses performances sont inspirées par le post-féminisme, les cultures queer et la post-pornographie.

Le Lobe célébrera l’adieu à la chair

Tenue le 18 janvier à compter de 19 h, au centre d’artistes Le Lobe, la Fête de l’art, édition 2020, sera la fête de tous les arts ou presque. Cinéma, musique, performance, arts visuels : plusieurs modes d’expression seront à l’honneur au cours de cette soirée qui, si la tradition est respectée, s’étirera jusqu’au petit matin.

Les gens qui se pointeront au 114, rue Bossé, à Chicoutimi, pourront assister à des activités s’arrimant au thème défini par le comité organisateur : Adieu à la chair. « C’est nouveau d’avoir une thématique dans ce contexte. L’idée consiste à établir un lien entre les activités et nous sommes partis du mot carnaval, qui signifie enlever la chair », a raconté la directrice générale du Lobe, Justine Valtier, lors d’une entrevue accordée au Quotidien.

La soirée sera lancée par une série de performances, dont une réalisée par la Saguenéenne Sara Létourneau. On a également invité Nadège Grebmeier-Forget et Michelle Lacombe, originaires de Montréal, à soumettre des oeuvres de leur cru. De son côté, Kleptä Schwarz, qui mène des études à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), proposera deux performances qu’on dit inspirées par le post-féminisme, les cultures queer et la post-pornographie.

« Le travail soumis par ces artistes sera axé sur l’idée de la transformation du corps de la femme », décrit Justine Valtier.

Sara Létourneau livrera une performance samedi soir, au Lobe, à l’occasion de la Fête de l’art.

Ajoutons que pendant ces performances, les gens auront l’occasion de se procurer un t-shirt conçu par la dessinatrice Natalie Birecki. Elle a préparé cinq sérigraphies différentes, en collaboration avec les Ateliers de production en arts visuels TOUTTOUT.

Un autre partenaire, le festival REGARD sur le court métrage au Saguenay, participera à la Fête de l’art en projetant des films sur la Plateforme, un espace aménagé au-dessus de la porte principale du bâtiment où logent TOUTTOUT, Le Lobe et le Centre d’expérimentation musicale (CEM). Celui-ci manifestera sa présence dans la dernière partie de la soirée, et ce, deux fois plutôt qu’une.

Vers 23 h, en effet, une formation apparentée au CEM fera son apparition. Baptisée Roboca-Puma-Calotte, elle réunit les musiciens Pascal Beaulieu, Martin Lemay et Joël Martel, qui interpréteront des pièces originales. « Ce sera de l’électronique avec une touche populaire et traditionnelle. On s’attend à ce que ce soit dansant », laisse entendre Justine Valtier.

Un autre collaborateur du CEM, le DJ Costa, aura le mandat de prolonger la fête autant que le permettront les forces des participants. Il complétera une séquence musicale ouverte grâce aux bons soins d’Angine de Poitrine, un duo provenant lui aussi de la région. Le contenu s’annonce éclectique, puisque ses compositions, offertes dès 22 h, ménagent une place au métal, au rock et à la musique du Moyen-Orient.

Du métal, du rock et de la musique du Moyen-Orient sont intégrés dans les compositions du duo Angine de Poitrine, qu’on pourra découvrir samedi soir, au cours de la Fête de l’art.

Comme toujours, l’accès aux activités découlant de la Fête de l’art sera gratuit et, s’il faut en juger par l’achalandage généré l’année dernière, il y aura foule. « À un moment donné, il y avait 250 personnes au Lobe, dont on célébrait le 25e anniversaire, rapporte Justine Valtier. C’est toujours un moment agréable, en même temps que festif et ouvert à tout le monde. Ça permet aux gens de se voir, de discuter, au fil d’une programmation qui va en crescendo. »

+

SOIRÉE POÉSIE AU CÔTÉ-COUR DE JONQUIÈRE

La poésie était à l’honneur, jeudi soir, dans la chaleureuse salle du Côté-Cour de Jonquière. L’événement Le Clan des mots, qui se déroulait sous le thème Décrocher la lune, a permis de découvrir les créations artistiques de plus d’une quinzaine de personnes. La soirée se concluait avec un segment de micro libre. Annie-Claude Brisson