Jean-Jules Soucy imprégnera la programmation 2019-2020 du Lobe par l’entremise des travaux soumis par les quatre artistes invités à y présenter des expositions.

Le Lobe aux couleurs de Jean-Jules Soucy

Assumant la fonction de commissaire en résidence au cours de la prochaine année, Emmanuel Gallant a eu un bon flash, le jour où il a demandé aux artistes professionnels de soumettre un projet de résidence au Lobe. Dans l’appel à propositions émis au cours de l’hiver, les candidats potentiels étaient invités à élaborer un plan de match dans lequel on retrouverait, de manière plus ou moins affichée, l’esprit de Jean-Jules Soucy.

Chaque résidence donnant lieu à une exposition, l’objectif consistait à monter «une programmation Jean-Jules», pour reprendre la formulation d’Emmanuel Gallant. Or, le nombre de dossiers envoyés au centre d’artistes de Chicoutimi a montré à quel point l’oeuvre du sculpteur baieriverain, auteur notamment de la Pyramide des Ha! Ha!, possède une résonnance qui dépasse largement les limites de la région.

«Nous avons reçu de 50 à 90 candidatures, dont plusieurs provenant de l’extérieur. Il est clair que les gens ont apprécié la thématique, qui est originale. Il ne s’agit pas d’un hommage à proprement parler, mais d’une façon de mettre en relief le travail de Jean-Jules Soucy, en particulier auprès des jeunes. Nous voulions l’actualiser», raconte Justine Valtier, directrice générale par intérim du Lobe.

Quatre noms retenus

Les dossiers ont été analysés par le comité de sélection formé à l’initiative du centre d’artistes. Quatre noms ont été retenus, certains ayant pignon sur rue au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il est trop tôt pour identifier les heureux élus, mais on sait que la première personne viendra faire sa résidence à l’automne. Puis, on suivra le cycle des saisons jusqu’à l’été.

«Nous aurons une programmation lumineuse. Ce sera intéressant de voir de quelle manière le travail de Jean-Jules Soucy va se mailler à celui des artistes qui ont été choisis. On sent que plusieurs ont été sensibles à son humour, de même qu’à son côté naïf», souligne Justine Valtier, qui précise que le Baieriverain a donné son aval à la démarche engagée par Emmanuel Gallant.