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Le livre qui a failli s'appeler Solastalgie  

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
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Un adolescent qui se meurt dans sa chambre d’hôpital, obsédé par le rehaussement des eaux. Un vieil homme qui craint plus que sa propre mort la disparition d’un orme centenaire. Deux frères jetant un regard différent sur la crise écologique, frôlant ainsi le point de rupture. Ce n’est pas tous les jours qu’on tombe sur un livre comme Indice des feux.

La décision de publier ce titre en premier, dans le cadre de la rentrée littéraire à La Peuplade, fait écho à l’originalité du projet mené par l’auteur Antoine Desjardins. Son pari consistait à raconter sept histoires mettant en scène des gens ordinaires auxquels il est facile de s’identifier, tout en insérant des événements symboliques de ce que vit la planète. « Nous avons failli appeler ce livre Solastalgie, un terme qui désigne la nostalgie des environnements disparus. Entre autres choses, il est question de la disparition des forêts, des populations d’oiseaux qui sont moins présentes qu’avant. Ces thèmes sont incarnés par différents personnages à travers leurs émotions, leurs angoisses », affirme Mylène Bouchard.

Le recours à de longues nouvelles pour exprimer ces préoccupations a attiré l’attention de la maison saguenéenne. La forme est originale, en effet, mais pas au point de reléguer dans l’ombre les qualités du texte. Même si le ton varie d’un personnage à l’autre, il colle étroitement à son âge, à son état d’esprit, à la situation avec laquelle il doit composer.

« Nous sommes vraiment contents de travailler avec cet auteur talentueux », résume Mylène Bouchard.