Esther Jones présente de nouvelles créations, celles que les amateurs de belles choses pourront découvrir cet été, pour peu qu’ils lui rendent visite à sa résidence de Shipshaw. En prime, ils auront l’occasion de découvrir son jardin japonais.
Esther Jones présente de nouvelles créations, celles que les amateurs de belles choses pourront découvrir cet été, pour peu qu’ils lui rendent visite à sa résidence de Shipshaw. En prime, ils auront l’occasion de découvrir son jardin japonais.

Le jardin ouvert d’Esther Jones

Esther Jones pratique les métiers d’art depuis 25 ans. Au lieu de recevoir une montre en or, cependant, cette dame spécialisée dans la création d’oeuvres en papier a vu disparaître de larges pans de ce qu’elle appelle son écosystème. Un contrat de décoration ne s’est pas concrétisé, un encan fréquenté par de nombreux clients a été annulé et on ignore si le Salon des métiers d’art du Saguenay–Lac-Saint-Jean aura lieu en novembre.

Voir tomber tant de dominos en si peu de temps génère du mauvais sang, d’autant que la Saguenéenne avait commandé une grande quantité de papier fin, en provenant de l’Italie. « Il est très beau, avec des reflets métallisés. Quand je l’ai reçu, je me suis dit: “Esther, tu en auras pour le reste de tes jours.” », a raconté l’artisane au Progrès.

Voici l’une des boules créées par Esther Jones dans les derniers mois. Elles font partie de son nouveau cycle de production, au même titre que ses maisons miniatures.

Elle qui anticipait des ventes substantielles a plutôt demandé – et obtenu – la Prestation canadienne d’urgence.

Certes, il y a eu des journées où l’espoir se faisait discret, mais ceux qui la connaissent savent que cela ne pouvait durer. Tôt ou tard, la foi en sa bonne étoile prendrait le pas sur le soi-disant réalisme, un retour à la normale qui a coïncidé avec la venue des beaux jours. Une nouvelle page Facebook au nom d’Esther Rosalie Jones/l’échappée de culture a ainsi été créée, Rosalie étant l’un de ses prénoms, qui fut longtemps escamoté. Puis, l’inspiration s’est manifestée sous différentes formes. Le fait de vivre à la campagne, par exemple, de préférence au centre-ville de Chicoutimi, lui a fait apprécier la compagnie des oiseaux. Bientôt, ils prendront vie sur le papier italien.

D’autres idées germent, aussi, cette fois pour rejoindre les amateurs de belles choses. Elle songe à offrir des visites dans la cour des gens, pour montrer ses créations. Une version artistique des soirées Tupperware. Et pourquoi ne pas se mettre à plusieurs afin d’occuper le hangar de la Zone portuaire de Chicoutimi ? En attendant que ces initiatives se matérialisent, la meilleure option pour la voir consiste à se rendre à son domicile situé au 3080, route Brassard, à Shipshaw. Pour réserver, il suffit de téléphoner au 418 547-7015.

« Une autre des choses qui m’inspirent, c’est un scrapbook de 1931 rempli d’images joyeuses. Elles font contraste, par rapport à la crise économique qui sévissait à ce moment-là, et m’ont amenée à fabriquer des décorations de Noël, des petites maisons, ainsi que des boules avec des roses. Je vais sortir ça prochainement », annonce Esther Jones, qui en profite pour rendre hommage à son conjoint.

Sachant qu’elle pouvait compter sur son appui, l’artisane a retrouvé le goût de s’investir dans son art.