La 24e édition du Festival jazz et blues de Saguenay est un franc succès aux dires des organisateurs.

Le Festival jazz et blues vers une reconnaissance à l’international

Maintenant que le Festival jazz et blues de Saguenay est terminé, les organisateurs – qui n’hésitent pas à parler d’une édition marquée par plusieurs « coups de circuit » – ont les yeux tournés vers l’avenir. Pour sa 25e édition l’année prochaine, on évoque déjà ce désir de franchir les frontières et de prouver au monde que le petit festival de la rue Racine est devenu grand.

La 24e édition qui s’est terminée samedi soir a vu se succéder une multitude d’artistes tout au long d’une cinquantaine de spectacles du 23 au 27 avril qui se sont déroulés sur une foule de scènes, principalement à Chicoutimi. Véritable succès aux guichets, aux dires des organisateurs, l’événement a attiré de si gros noms que la tâche d’égaler la marque atteinte cette année s’annonce ardue au cours des prochains mois.

Le responsable de la programmation du Festival jazz et blues de Saguenay, Jacques Dubé.

« Notre défi, c’est toujours de trouver ce qui est dans l’actualité musicale au moment où on présente l’événement. Il faut que les artistes qu’on attire soient de passage à Québec, Montréal, Toronto ou New York à la rigueur. C’est là tout le défi », explique le responsable de la programmation, Jacques Dubé. Il cite par exemple la venue de l’Australienne Sarah McKenzie, qui a fait une minitournée dont le parcours Berlin-Québec-Saguenay-Santander-Rome est franchement inhabituel.

Le passage de Victor Wainwright and the Train constitue néanmoins le fait d’armes de Jacques Dubé, puisque sa venue coïncide avec sa nomination au prochain gala des Grammys pour meilleur album blues contemporain.

Le trompettiste Wallace Roney constitue une des grandes prises du festival cette année.

« L’avoir chez nous la même année que sa nomination, c’est un hit, un coup de circuit. On en a déjà des invités nommés aux Grammys, mais la même année, c’est du bonbon », ajoute le maître d’œuvre de la programmation.

Wallace Roney à rabais

Le passage sur la scène Bell de l’hôtel Chicoutimi du trompettiste américain Wallace Roney, qui est en quelque sorte l’héritier du légendaire Miles Davis, risque d’être difficile à répéter. « Quand on l’a signé, il était avec un agent du Québec », raconte Jacques Dubé. Quelques semaines plus tard, c’est un agent américain qui a repris le contrat de Roney et ce dernier. Quand il a regardé le contrat, il a fait comprendre qu’un spectacle à ce prix-là, ça n’arriverait plus au Québec.

La pianiste Sarah McKenzie a fait un détour par Saguenay et Québec entre des spectacles en Europe.

« On a été chanceux là-dessus, avoue Jacques Dubé. On a eu quelques bons coups. Sur papier c’est bien, mais sur scène c’est mieux. [Ces bons coups] se sont avérés judicieux et on est bien contents de l’édition. »

Partenariats

Autre signe que le festival lorgne les visiteurs de l’extérieur, plusieurs producteurs de festivals nationaux (Montréal, Moncton ou Rimouski) et internationaux (Haïti) sont venus visiter la région la semaine dernière en quête de liens à développer avec le Festival jazz et blues de Saguenay.

Le responsable de la programmation du Festival jazz et blues de Saguenay, Jacques Dubé.

« Des programmateurs et des responsables de festivals sont venus à notre invitation. C’est un volet qui nous a demandé beaucoup, mais ça va nous permettre de rayonner nationalement et internationalement. On veut se faire connaître, mais aussi s’alimenter avec leurs idées et leurs projets. Dans la région, les gens nous connaissent, mais là on veut passer à l’étape suivante », affirme avec un grand sourire Jacques Dubé.