«Il y a des endroits où l’on met des blocs de béton et où l’on déploie des véhicules de façon stratégique. Par exemple, au lieu de laisser stationné un véhicule qui a permis de transporter des policiers, on va le positionner de façon à sécuriser la foule en même temps», explique André Turcotte, du Service de police de la Ville de Québec.

Le FEQ à l'heure du terrorisme

À l’heure où tous les grands événements mondiaux font face à la menace terroriste, le Festival d’été ne fait pas exception.

Avec la multiplication d’attaques lors de grands rassemblements, particulièrement à la voiture-bélier, les autorités n’ont d’autres choix que de mettre en place de nouvelles mesures visant à protéger le public. 

«On n’a pas le choix de prendre conscience de ça. Notre responsabilité, c’est d’être prêts à toute chose. Si on ne le faisait pas, on ne serait pas responsable en tant qu’organisation policière. Tout ce qui se passe dans le monde, ç’a un impact sur nos mesures et nos moyens qu’on met en place au niveau de la sécurité», a affirmé l’inspecteur André Turcotte, du SPVQ, dont le service est mis à contribution.

Au Festival d’été, certaines de ces mesures sont en place depuis déjà quelques années et sont révisées annuellement afin de tenir compte des dernières actualités internationales.

«Depuis deux ou trois ans, ça fait partie de nos plans de sécurité. Il y a des endroits où l’on met des blocs de béton et où l’on déploie des véhicules de façon stratégique. Par exemple, au lieu de laisser stationné un véhicule qui a permis de transporter des policiers, on va le positionner de façon à sécuriser la foule en même temps», a-t-il illustré.

Parmi les nouvelles réalités auxquelles les forces de l’ordre doivent également faire face, il y a l’imminence de la légalisation du cannabis. Seront-elles plus tolérantes envers les consommateurs pendant le FEQ? Pas nécessairement.

«Pour l’instant, la consommation n’est pas légale encore. Ça va le devenir, de toute évidence, dans les prochains mois, mais pour l’instant, on garde la même façon de faire. C’est illégal, alors on va appliquer la loi de la même façon, garder la même façon de travailler.»

L’inspecteur Turcotte ne cache toutefois pas que l’entrée en vigueur de cette nouvelle loi soulèvera de nombreuses questions, particulièrement lors de grands événements comme le Festival d’été.

«On ne s’attend pas à un problème cette fois-ci, mais c’est sûr que ça nous préoccupe. Il va falloir qu’on se penche là-dessus. Il y a des questions qui vont se poser. Par exemple, la consommation de boissons alcoolisées n’est pas permise dans la rue. La consommation de marijuana le sera-t-elle? Ce sont tous des éléments sur lesquels il faudra se pencher éventuellement.»

Chasse aux drones

Les Festival d’été se lance en outre à la chasse aux drones. Après avoir été témoin de vols non autorisés au-dessus des sites du festival l’été dernier, l’organisation a décidé de s’attaquer au phénomène cette année, histoire de s’assurer que ces engins ne blessent pas des festivaliers en s’écrasant.

«Il est formellement interdit de faire voler des drones au-dessus de la foule, ainsi que sur tout le périmètre du Festival d’été. Ceux qui contreviennent à cette règle-là s’exposent à des amendes sévères de Transport Canada. Et pour s’en assurer, le festival a décidé d’implanter un système de détection de drone […] qui nous permet d’associer le code IP du drone avec le pilote», a précisé le directeur de la production Patrick Martin.