Louis Julien présente avec fierté la médaille attribuée par la Mondial Art Academia. Cette organisation l’a nommé Artiste du mois en décembre.

Le drôle d’hiver de Louis Julien

Le Jonquiérois Louis Julien a vécu un drôle d’hiver. Il a d’abord appris que la Mondial Art Academia, une organisation regroupant des créateurs provenant de 52 pays, lui avait attribué le titre de meilleur artiste du mois de décembre. Heureux de cette nomination qu’il n’avait pas anticipée, le peintre était plus déterminé que jamais à produire des tableaux, jusqu’au moment où une pneumonie l’a condamné à l’inactivité.

«J’ai recommencé à travailler hier, après une pause de quatre ou cinq semaines. C’est sûr que je suis en retard dans ma production, mais dans les galeries qui me représentent, en Arizona et à Baie-Saint-Paul, les gens sont compréhensifs», a-t-il raconté mardi, au cours d’une entrevue accordée au Progrès. L’énergie est revenue, aussi débordante qu’aux beaux jours, ce qui l’aide à apprécier l’honneur conféré par l’organisation basée en France.

Voici une oeuvre récente de Louis Julien, une scène maritime qui témoigne de son goût pour les grands formats.

«J’étais aux anges quand on m’a appris la nouvelle. Après tout, il y a juste 475 membres au sein de la Mondial Art Academia, où il est difficile d’être admis. Pour identifier l’artiste du mois, un groupe effectue une présélection à partir de critères comme l’originalité de la démarche artistique et les efforts déployés auprès des pairs. Une trentaine de juges participent au vote et j’ai capoté quand on m’a appris que j’avais été un choix unanime», confie Louis Julien.

Il chérit la médaille qui a accompagné cette nomination, de même que le certificat attestant de son statut. Il reste à voir si le Jonquiérois sera nommé Artiste de l’année, parmi les 12 qui ont été sélectionnés. Gagne ou perd, cependant, il continuera de flotter sur son nuage, tout en poursuivant ses démarches afin de tenir une exposition dans la région, sous le giron de la Mondial Art Academia.

«Je veux présenter une sélection touchant aux différentes formes d’art et aux régions où l’organisme est actif. Ce serait un événement extraordinaire qui pourrait se dérouler en 2019 ou 2020, laisse entrevoir Louis Julien. Maintenant que je suis rétabli, je vais en parler à La Pulperie de Chicoutimi et à L’Odyssée des bâtisseurs, à Alma. Parce que ça prendrait de grandes salles pour accueillir autant d’oeuvres.»

Côté production, par ailleurs, le retour à la santé ouvre une période qui s’annonce particulièrement intense. Tel que mentionné plus tôt, en Arizona comme à la Galerie Guylaine Fournier de Baie-Saint-Paul, on aura besoin de nouvelles toiles pour suffire à la demande. Il y a également les amateurs d’art de l’Europe et de l’Asie qui s’intéressent au travail de l’artiste réputé pour ses grands formats.

Voici deux oeuvres récentes de Louis Julien, une scène maritime qui témoigne de son goût pour les grands formats.

«Mon style n’est pas abstrait, mais je me contente de suggérer des choses, qu’il s’agisse d’une ville abandonnée ou d’une scène maritime, les deux thèmes qui reviennent le plus fréquemment. Ma force découle du fait que ce n’est pas complètement fini. Chacun peut voir ce qu’il veut dans les oeuvres», explique le nouveau lauréat de la Mondial Art Academia.