Daniel Côté
Caroline Bleau
Caroline Bleau

Le défi de Caroline Bleau

CHRONIQUE / Ailleurs dans ces pages, il est question de la soprano France Bellemare, originaire de Saint-Félicien. Sa jeune carrière comprend plusieurs faits d’armes, notamment une première présence au Metropolitan Opera et un rôle important dans l’opéra Another Brick In The Wall. Il y a deux ans, aussi, on a pu l’entendre chanter au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, alors qu’elle faisait partie de la distribution de Faust.

Évoquer ses états de service permet de cerner le calibre des spectacles proposés par la Société d’art lyrique du Royaume. On ne le dit pas assez souvent, mais en matière d’opéra, c’est la troisième plus grande maison au Québec. Or, même si ses budgets n’atteignent pas les mêmes proportions qu’à Montréal et Québec, la qualité de ses productions et, partant, celle des interprètes, commandent le respect.

Dans les dernières années, on y a applaudi des artistes comme Aline Kutan, Gino Quilico, Marie-Ève Munger et Stéphanie Lessard, qui fut une inoubliable Traviata. Cette fois-ci, la compagnie revient avec le seul opéra composé par Offenbach, Les Contes d’Hoffmann. Il sera à l’affiche trois fois seulement, soit les 6 et 8 février à 19h 30, puis le 9 février à 14h, toujours au Théatre Banque Nationale.

L’orchestre sera dirigé par le maestro saguenéen Jean-Philippe Tremblay, qui avait tellement hâte de s’attaquer à cette partition. Un autre centre d’intérêt sera la mise en scène d’Étienne Cousineau, l’homme derrière la nouvelle production du Fantôme de l’opéra. Enfin, il sera fascinant de voir comment l’une des interprètes principales, la soprano Caroline Bleau, arrivera à camper quatre rôles majeurs, ceux d’Olympia, Guilietta, Antonia et Stella.

Ce n’est pas banal d’assumer un mandat aussi lourd. France Bellemare, qui la côtoie depuis le début de l’aventure Another Brick In The Wall, me l’a confirmé récemment. «Ce sera un gros défi, en particulier Olympia», a-t-elle mentionné. Néanmoins, la Jeannoise a confiance dans sa consoeur. Ce n’est pas pour rien que dans l’opéra fondé sur la musique de Pink Floyd, on lui a donné plus de choses à chanter après les premières représentations tenues à Montréal. Cette artiste est capable d’en prendre.