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Karo Laurendeau est heureuse de montrer son côté givré, tirant parfois sur le rock, grâce à l’album <em>De terre et d’asphalt</em>e. Disponible depuis quelques jours, il sera au coeur de la tournée que la Saguenéenne amorcera à l’automne.
Karo Laurendeau est heureuse de montrer son côté givré, tirant parfois sur le rock, grâce à l’album <em>De terre et d’asphalt</em>e. Disponible depuis quelques jours, il sera au coeur de la tournée que la Saguenéenne amorcera à l’automne.

Le côté givré de Karo Laurendeau

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
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Dès le début de l’album De terre et d’asphalte, Karo Laurendeau affiche ses couleurs. Sa voix légèrement graveleuse se pose sur un lit de guitares musclées, vite relayée par le violon de Stéphanie Labbé. St-On dort deboutte constitue la chanson idéale pour amorcer un spectacle. Même à la clarté du jour, sur une scène extérieure, aucun doute que le party lèverait.

« C’est ce qu’annonçait le premier extrait, J’aurais voulu être Johnny Cash, a mentionné la Saguenéenne à l’occasion d’une entrevue accordée au Progrès. Je souhaitais montrer le côté givré de la cowgirl, tout en m’assurant qu’il y ait une belle continuité par rapport au disque précédent, La fureur de vivre. »

« Je resterai rebelle pour toujours », avait-elle annoncé dans son hommage à l’Homme en noir, un titre enlevé qui a fait beaucoup de vagues depuis sa sortie, au début de l’année. Preuve que ce n’étaient pas des paroles en l’air, De terre et d’asphalte renferme deux reprises qui décoiffent : Une autre chambre d’hôtel et À boire.

La première pièce a été écrite par le regretté Gaston Mandeville, mais tous l’associent à Gildor Roy, qui l’a popularisée. « J’ai aimé son côté country assumé, surtout qu’à l’époque où il avait réalisé cet enregistrement, ce genre n’était pas aussi bien vu qu’aujourd’hui », commente Karo Laurendeau.

À boire, en revanche, appartient à l’univers du groupe Bodh’aktan, à cheval entre le punk et la musique celtique. Or, cet hymne aux libations copieusement arrosées a été écrit par son ami Rob Langlois, qui en fut longtemps l’un des piliers. Précisons que c’est lui qui a réalisé les deux albums de la Saguenéenne, sur lesquels il signe plusieurs compositions, tout en jouant de multiples instruments.

« Cette pièce, je la fais déjà sur scène et on m’en parle beaucoup. Je l’ai adaptée avec Rob pour lui donner un côté festif à la sauce country. Elle contient un petit ver d’oreille », décrit la chanteuse. Or, Rob Langlois n’est pas le seul partenaire à qui elle a adressé un clin d’oeil sur De terre et d’asphalte. Il y a également Fred St-Gelais, coauteur de la composition Je marche droit avec Marie-Mai.

Elle dormait dans un tiroir quand il l’a soumise à Karo Laurendeau, déjà heureuse de compter sur lui pour le mastering de son album. « Ma version est un peu dans la ligne du new country, tandis que le texte colle à ma personnalité, note la Saguenéenne. Il n’y a pas longtemps, j’ai été touchée de recevoir un magnifique message de Marie-Mai. Elle est contente de la couleur que je donne à Je marche droit. Ça a fait sortir une petite larme. »

Karo Laurendeau

Nouvelles signatures

La gestation du second opus s’est étalée sur deux ans, ce qui a permis d’accumuler beaucoup de textes, beaucoup de musiques. Deux auteurs sont ainsi entrés dans l’orbite de la chanteuse, soit Éric Maheu et Kevin Landry. St-On dort deboutte charrie l’ADN créatif du premier, tout comme la ballade Les mots de chez nous. Son collègue, lui, revendique la paternité de Jamais assez.

L’histoire imaginée par le parolier est celle d’une artiste qui, chaque fois qu’elle prend la route pour donner des spectacles, trouve qu’elle ne remercie pas assez l’homme de sa vie pour son appui indéfectible. On se dit que ce texte a été le fruit d’échanges, de confidences, alors qu’il n’en est rien. « Tout ce que j’ai fait, ça a été d’ajouter une référence à Lac-Kénogami, l’endroit où je vis aujourd’hui », confie Karo Laurendeau.

Fière de son album, elle le placera au coeur de la tournée qui se mettra en branle à l’automne. D’ici là, la chanteuse proposera une sélection de nouveaux et d’anciens titres, parfois en tant que tête d’affiche et parfois dans le contexte d’un plateau double. « Je vais sortir six fois en juin et les choses commencent à bouger pour juillet », se réjouit-elle.

Quant à ses fans du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ils peuvent déjà cocher la date du 18 août. Ce jour-là, elle se produira au nouveau ciné-parc de Saint-Ambroise, en compagnie d’un invité mystère.