Le Festival jazz et blues de Saguenay a dévoilé l’ensemble de sa programmation, mardi, lors d’une rencontre de presse tenue au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi. On a alors appris que le bluesman canadien Colin James avait été recruté au pied levé. Il remplacera la chanteuse Nikki Yanofsky, qui s’était désistée il y a une dizaine de jours en raison d’un conflit d’horaires.

Le Colin James Blues Trio en renfort pour la 25e édition du Festival jazz et blues de Saguenay

Derrière les épreuves se cachent des opportunités, dit-on. C’est ce que tend à démontrer l’expérience vécue par la direction du Festival jazz et blues de Saguenay, il y a dix jours. Elle a alors appris, par le biais de son gérant, que la chanteuse canadienne Nikki Yanofsky annulait sa participation à l’événement, qui, cette année, célébrera son 25e anniversaire.

« Nous avions une bonne prévente en vue de son spectacle, qui devait être présenté le 24 avril au Théâtre Banque Nationale (de Chicoutimi). Comme il y avait un conflit d’horaire, nous devions trouver quelqu’un au pied levé et c’est ainsi que Carl Huth, notre directeur général, a relancé Colin James », a raconté Jacques Dubé, responsable des relations avec la presse, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.

Maintes fois, au cours des années précédentes, le festival avait tenté sa chance auprès du bluesman canadien. Il y a toujours eu un os, cependant, même si les démarches étaient engagées dans un délai raisonnable. Il s’agissait donc d’une gageure, mais la nouvelle tentative aura été la bonne. Le Colin James Blues Trio remplacera Nikki Yanofsky au même endroit, dans la même case horaire.

« En vertu d’un alignement des astres, ça s’est concrétisé. Il faut croire que nous étions dus pour le signer, lui qui en sera à sa première participation au festival. Je ne sais pas ce qui a fait pencher la balance en notre faveur, mais ça se pourrait que Steve Marriner, son harmoniciste, ait dit un bon mot à Colin James. Il a souvent joué au festival, en effet, notamment l’an dernier, avec Harry Manx. C’est un chic type », fait remarquer Jacques Dubé.

Forte demande

La conférence de presse tenue mardi, au Théâtre Banque Nationale, a permis d’apprendre une autre bonne nouvelle : le 25 avril, à 16 h, le Choeur Expérience Gospel se produira à la cathédrale de Chicoutimi. « Les billets coûteront 30 $ et de cette somme, 20 $ seront remis à la Fabrique Saint-François-Xavier pour l’aider à assumer sa mission », note le porte-parole du festival.

Il prévoit une forte assistance, ce qui sera également le cas le 25 avril, à 19 h 30, au Théâtre Banque Nationale. La rencontre de Florence K et de l’Orchestre symphonique du Saguenay suscite tellement d’intérêt que les dernières places disponibles se trouvent au balcon. « Nous proposerons un mélange de chansons connues et d’extraits de son nouvel album, le tout avec des arrangements symphoniques », a précisé le chef de la formation, Jean-Michel Malouf.

Il faut donc se hâter pour réserver, un conseil qui vaut également pour les spectacles présentés dans les restaurants, affirme Jacques Dubé. « Il est important de planifier ses sorties, puisque dans ces établissements, le nombre de places est limité, énonce-t-il. L’Inter est presque plein, par exemple, en vue du passage du Stephen Barry Band, le 22 avril. »

D’autres têtes d’affiche illumineront la 25e édition, qu’on pense à la chanteuse Émilie Claire Barlow, attendue le 22 avril au Théâtre Banque Nationale, au groupe Mouse On The Keys (hôtel Chicoutimi, le 23 avril), à l’organiste Lachy Doley (hôtel Chicoutimi, le 25 avril) ou à Marco Calliari, qui chantera au Côté-Cour de Jonquière, le 23 avril, à 20 h. S’y ajouteront les artistes qui, du 21 au 25 avril, seront accessibles gratuitement à l’intérieur du Dôme, une salle aménagée à l’angle des rues Racine et Bégin.

La liste des activités est bien plus longue, ce qui donne la mesure du chemin parcouru depuis 1996, alors que le festival naissant avait accueilli 12 artistes à l’intérieur d’un seul lieu de diffusion. Aujourd’hui, le comité organisateur dispose d’un budget de 400 000 $, tandis que le nombre d’entrées oscille entre 25 000 et 30 000. « C’est devenu notre barème. La fréquentation est stable », se réjouit Jacques Dubé.

Le directeur général du Centre d’expérimentation musicale, Guillaume Thibert, annonce que six spectacles seront présentés à la Salle Murdock de Chicoutimi, cette année, à l’occasion du Festival jazz et blues de Saguenay.

+

LE CEM ENCORE PLUS PRÉSENT

Il faut croire que l’expérience tentée l’année dernière a été concluante. Non seulement le Centre d’expérimentation musicale (CEM) occupera-t-il la salle Murdock pendant trois jours, à l’occasion du Festival jazz et blues de Saguenay, mais l’offre sera plus abondante. Six spectacles seront à l’affiche, à la faveur de plateaux doubles accessibles au coût de 20 $ par soirée.

Le premier à se lancer, le 23 avril, à 20 h 30, sera le contrebassiste Frédéric Alarie. Cet artiste de grande notoriété sera accompagné par le percussionniste Robert Pelletier, qu’on entendra notamment au vibraphone, et par le guitariste Pascal Beaulieu. Quant au second versant du programme, il sera animé par viñu-vinu, une formation menée par Gabriel Vinuela-Pelletier, créateur d’une production intitulée Exilio Transitorio.

« Cette soirée prendra une couleur électro, tandis qu’avec la deuxième, on entrera dans le groove, dans le rythme », avance le directeur général du CEM, Guillaume Thibert. Il réfère au guitariste Alex Gariépy, un finissant en musique au Collège d’Alma. Il se pointera le 24 avril avec quatre musiciens, avant de céder la place au bassiste Carl Mayotte. Celui-ci a créé de nouvelles pièces en compagnie de Guy Tremblay (saxophone), Ovide Coudé (guitare) et Mathieu Létourneau (batterie).

L’ultime rendez-vous, prévu pour le 25 avril, témoignera des maillages effectués par le CEM dans les dernières années. Après le Eyevin Trio, les amateurs pourront découvrir la musique concoctée par des gens du CEM, de concert avec ceux de l’Upstream Music Association, basés à Halifax. « Ce sont des musiciens exceptionnels et pendant cette soirée, on pourra entendre du jazz moderne, très contemporain », annonce Guillaume Thibert.

Il apprécie l’opportunité offerte au CEM dans le contexte du festival, une initiative qui avait attiré un bon nombre d’amateurs au Centre des arts et de la culture de Chicoutimi, au printemps 2019. « Nous essayons de créer un événement à l’intérieur de l’événement. C’est le moment de découvrir des choses nouvelles, mais qui sont aussi accessibles », fait valoir le patron du CEM.

Ajoutons, au bénéfice des oiseaux de nuit, que le CEM animera une nouvelle fois le Dôme. Un quatuor sera présent les 24 et 25 avril, à compter de 23 h, et d’autres musiciens le rejoindront sur la scène dressée près de la cathédrale de Chicoutimi. « Comme les gens improvisent, ça fonctionne avec des artistes provenant de tous les horizons, le blues autant que le jazz, rapporte Guillaume Thibert. Ça marche très bien et l’an passé, c’était plein. »