Jocelyn Proulx a réalisé cette jolie photo plus tôt ce printemps, sur le pont de Sainte-Anne de Chicoutimi.
Jocelyn Proulx a réalisé cette jolie photo plus tôt ce printemps, sur le pont de Sainte-Anne de Chicoutimi.

Le Club Photo Chicoutimi en mode virtuel

Privé de murs en raison de la fermeture temporaire de la bibliothèque municipale de Chicoutimi, ainsi que du Centre des arts et de la culture, le Club Photo Chicoutimi tenait tout de même à présenter son exposition de fin d’année. Réunissant des images captées par 25 de ses membres, elle a pour titre Haut en couleur et sera visible jusqu’à la fin de l’été sur sa page Facebook.

« Nous avons décidé de tenir une exposition virtuelle afin de nous adapter aux circonstances. La formule est la même que d’habitude, sauf que nos images n’ont pas été transposées sur papier, ce qui constitue une grande source de motivation pour un photographe. La plupart ont été réalisées dans les derniers mois », a mentionné Jocelyn Proulx, responsable des communications, lors d’une entrevue accordée au Progrès.

Chicoutimi la nuit, en temps de pandémie. Tel est le spectacle proposé par le photographe André Ouellet.

Lui aussi a apporté sa contribution à la suite d’une séance tenue plus tôt ce printemps, sur le pont de Sainte-Anne. L’image, très belle, montre une jeune femme au moment où elle donne l’impression de sauter de joie. Son visage étant caché, l’attention se tourne vers son foulard jaune, de même que sur son chandail, dont le vert éclatant se marie à celui du pont, un peu fatigué.

André Ouellet, lui, a opté pour une représentation de Chicoutimi la nuit. Elle est d’autant plus spectaculaire que l’hôpital est paré des couleurs de l’arc-en-ciel afin de rendre hommage au personnel soignant. Jean-Philippe Blondeau, lui, a capté un coucher de soleil au Havre-du-Bic, tandis qu’une autre participante, Caroline Fournier, reprend avec élégance le thème de l’arc-en-ciel à la faveur d’un autoportrait.

Inspiré par le paysage du Havre-au-Bic, Jean-Philippe Blondeau a soumis cette image dans le cadre de l’exposition Haut en couleur.

« La participation a été satisfaisante, même s’il y a eu un peu moins de monde que d’habitude. Cette exposition, c’est une façon de tenir les gens en haleine, en attendant la reprise des expos individuelles. Au moins deux n’ont pas eu lieu en raison de la pandémie », fait observer Jocelyn Proulx.

Ces annulations sont d’autant plus contrariantes que le Club Photo Chicoutimi reçoit des commentaires positifs de la part des organismes associés à ses projets de diffusion. En plus de la bibliothèque et du Centre des arts, il est présent au Café Cambio et à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), de même qu’à La Pulperie. « Ils sont contents de nous recevoir et nous disent que ça suscite de l’intérêt », note le porte-parole.

Cet autoportrait réalisé par Caroline Fournier évoque la crise sanitaire de manière à la fois subtile et élégante.

Le club regroupe 80 membres et sa pratique est centrée sur les appareils photo traditionnels, de préférence aux téléphones intelligents. Outre les expositions, ses activités, qui devraient reprendre en septembre, comprennent des conférences et des formations.