Le Choeur Expérience Gospel souhaite reprendre ses activités d’ici à la fin de l’année, même si quelques obstacles devront être aplanis pour que la chose soit possible.
Le Choeur Expérience Gospel souhaite reprendre ses activités d’ici à la fin de l’année, même si quelques obstacles devront être aplanis pour que la chose soit possible.

Le Choeur Expérience Gospel piaffe d’impatience

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
«Nous n’avons pas chanté ensemble depuis février. Nous sommes très impatients de nous revoir», confie Marie-Ève Tremblay, codirectrice du Choeur Expérience Gospel avec Marie-Noëlle Claveau et Patrice Arton. Rappelons que la formation surfait alors sur une puissante vague, comme l’avait illustré son spectacle présenté à guichets fermés, en décembre, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi. L’interruption des activités fut d’autant plus brutale.

Bien sûr, la crise sanitaire a compromis les événements qui figuraient à son agenda. Exit le spectacle bénéfice du 28 mars, qui devait se dérouler à l’École secondaire Charles-Gravel de Chicoutimi-Nord. Exit aussi, le rendez-vous du 25 avril, à la cathédrale de Chicoutimi. Comme l’ensemble du Festival jazz et blues de Saguenay, qui l’avait intégrée à sa programmation, cette sortie est disparue de l’écran radar.

L’autre problème est que les membres de la formation, dont le nombre frôle la cinquantaine, ne s’ennuient pas juste des applaudissements du public. Le plaisir que procure le chant choral leur manque aussi, même dans le contexte d’une répétition. Le rythme. Le mélange des voix. La force qui émane du collectif. Autant de sources de contentement que ne sauraient remplacer les exercices individuels proposés par la direction.

«On s’ennuie de notre esprit de groupe. Le jour où on va tous chanter ensemble, ce sera une vraie bombe», anticipe Marie-Ève Tremblay. En attendant, elle note avec soulagement que les liens demeurent solides, même si les effectifs sont dispersés dans plusieurs régions. Les rencontres Zoom font du bien au moral, gardent vivaces les amitiés qui ont fleuri dans les dernières années.

«Nous sommes gâtés parce que nous avons une gang de beaux humains. Au début du confinement, nous avons eu peur que ça se défasse, mais l’esprit du choeur est demeuré bien vivant. C’est clair qu’on va revenir et qu’on recréera le momentum qui nous portait avant que tout arrête», assure la codirectrice. Si l’avenir immédiat reste flou, des projets commencent à prendre un tour plus concret. Certains pourraient même aboutir d’ici à la fin de 2020.

L’un d’eux prendrait la forme d’une émission de Noël que diffuserait la chaîne de télévision MAtv. «Nous adorons travailler avec ces gens et nous sommes excités à l’idée de produire quelque chose de «classy», à la Michael Bublé. Ça durerait 30 minutes, mais il faut voir si c’est possible, au plan technique. L’enregistrement doit être effectué dans un salle et s’il faut dégager deux mètres autour de chacun des participants, ce sera compliqué. Ça prendrait une scène immense et on ne sentirait pas la synergie entre nous», fait observer Marie-Ève Tremblay.

Ces contraintes plombent également la reprise des spectacles. Il est question de revenir au Théâtre Banque Nationale en décembre, mais il faudra voir si Diffusion Saguenay, partenaire dans ce dossier, acceptera de limiter le nombre de places à 250 afin de respecter les normes de la santé publique. «Nous sommes à la remorque de tout ce qui entoure la COVID», constate la codirectrice du Choeur Expérience Gospel.

Au moins, elle et ses camarades ont vu neuf membres de la chorale des enfants, baptisée le Mini CEG, participer à l’enregistrement d’un album de Noël. Ça s’est passé plus tôt ce mois-ci, à Montréal. Les jeunes ont accompagné les chanteurs Christian-Marc Gendron et Manon Séguin sur quelques pièces. «Vu leur nombre, c’était plus facile pour les distances. L’album doit sortir à l’automne», indique Marie-Ève Tremblay.