Le film Chili et Patagonie: du désert aux glaciers du voyageur-réalisateur Alain Bouchard, originaire de Saint-Coeur-de-Marie, sera présenté en ouverture de la saison des Aventuriers Voyageurs, au Cinéma Complexe Alma.

Le Chili dans la caméra d’Alain Bouchard

Alain Bouchard, originaire de Saint-Coeur-de-Marie, rassemble ses deux passions depuis une dizaine d’années, les voyages et la production de longs métrages, qu’il partage au public via Les Aventuriers Voyageurs. Il présente cette saison son 11e récit de voyage avec l’organisation, consacré au Chili, qui sera diffusé dans trois cinémas de la région.

Chili et Patagonie: du désert aux glaciers sera diffusé en ouverture de programmation, les 25 et 26 septembre, au Cinéma Complexe Alma. Sa production de 90 minutes sera ensuite à l’affiche au Cinéma Odyssée de Chicoutimi les 10 novembre et 13 mai ainsi que les 11 novembre et 14 mai au Cinéma Apéro de Jonquière.

Le film Chili et Patagonie: du désert aux glaciers du voyageur-réalisateur Alain Bouchard, originaire de Saint-Coeur-de-Marie, sera présenté en ouverture de la saison des Aventuriers Voyageurs, au Cinéma Complexe Alma.

Les Aventuriers Voyageurs présentent leur programmation dans une cinquantaine de cinémas à travers la province pour leur 12e saison. L’entreprise, basée à Waterloo, en Montérégie, diffuse des récits de voyage réalisés par les voyageurs eux-mêmes, qui proposent autant des conseils sur la préparation d’un voyage vers une destination que des suggestions d’hébergement ou de lieux à visiter, explique Yannick Gervais, président fondateur de l’entreprise, en entrevue avec Le Progrès.

Parmi ces voyageurs-réalisateurs, Alain Bouchard compte plusieurs récits de voyage à sa feuille de route. Au fil des ans, il a fait découvrir l’Éthiopie, le Maroc, la Pologne, la Turquie, l’Équateur, les îles Galapagos et le Sud de la France, entre autres, aux spectateurs des Aventuriers Voyageurs.

Le Chili a marqué Alain Bouchard par ses paysages contrastés, dont la Patagonie, région froide, venteuse et déserte située au sud du pays.

Lors de l’entretien téléphonique avec Le Progrès, il venait tout juste, à la fin du mois d’août, d’apporter la dernière touche à sa production consacrée au Chili, résultat d’un voyage d’un mois entamé à la fin de l’année 2018 avec son collègue Richard Plourde, qui assurait la logistique du voyage et le rôle de conducteur.

Paysages contrastés

Il a depuis consacré quelque 450 heures à la postproduction du film réalisé dans ce pays qui l’a marqué par ses distances et les paysages contrastés de cet étroit territoire d’Amérique du Sud qui longe la cordillère des Andes.

«C’est en fait trois pays en un. Il y a le nord qui est désertique, le centre qui est plutôt verdoyant, avec des vignes, et le sud, la Patagonie, qui est froide, venteuse et déserte, souligne M. Bouchard. C’est un peu l’attrait du Chili, c’est sa diversité, sur un territoire qui est tout de même difficile à parcourir.»

Plusieurs vols intérieurs ont été nécessaires pour couvrir les différents lieux souhaités pendant le mois de tournage.

Cette passion pour la réalisation a débuté à Saint-Coeur-de-Marie, alors qu’il était adolescent et qu’il filmait les activités du groupe écologiste Mouvement 4-H.

«J’ai fait, entre guillemets, du cinéma toute ma vie, à partir de l’âge de 14-15 ans. [...] Je filmais ces activités-là et on présentait ça dans le sous-sol du collège», se rappelle celui qui demeure à Montréal depuis 1974, où il travaille comme psychothérapeute.

Santiago, capitale du Chili, affiche un côté résolument moderne.

Et maintenant, quelle sera sa prochaine destination? La Namibie, le sultanat d’Oman ou les Pays-Bas attirent les deux amis, qui n’ont pas encore posé leur choix.