Vincent Vallières retrouve avec bonheur ses complices de la première heure pour Face A/Face B. Le groupe était de passage sur la Zone portuaire de Chicoutimi jeudi soir dans le cadre de La Noce.

Le bonheur des vieilles chansons

Le lancement d’un disque vinyle réunissant d’anciennes chansons, l’envie de retrouver de vieux amis musiciens et l’idée de faire plaisir aux fans de la première heure ont mené Vincent Vallières à initier une brève tournée mettant en vedettes les pièces de Chacun dans son espace et Le repaire tranquille au printemps. Un arrêt supplémentaire s’est imposé, jeudi soir, puisque La Noce lui a ouvert ses portes, et c’est le public de la Zone portuaire qui a pu profiter de cette unique sortie extérieure.

Les années se sont écoulées depuis la sortie de Chacun dans son espace (2003) et Le repaire tranquille (2006). Le plaisir de jouer les pièces qui y figurent, lui, est toujours présent pour Vincent Vallières et ses acolytes. 

Au cours des derniers mois, ils ont offert une dizaine de représentations du spectacle Face A/Face B proposant l’intégralité des pièces qui figurent sur les deux opus. La série de spectacles visait à souligner le lancement d’un disque vinyle réunissant les titres, mais visiblement, le bonheur de retrouver les musiciens Michel-Olivier Gasse, Simon Blouin et André Papanicolaou a pesé lourd dans la balance. 

« C’est un beau prétexte. On est des amis proches. On joue de la musique ensemble depuis l’adolescence. C’est comme quelqu’un qui ‘‘tripe’’ quand il joue dans sa ligue de garage avec ses chums. Nous, on fait de la musique, image l’auteur-compositeur-interprète. C’est aussi une opportunité d’aller à la rencontre des fans qui était là avant que ma carrière prenne une autre tournure. »

Face A/Face B ramène aussi l’artiste à son essence. « La beauté du projet réside dans le fait qu’on prend le temps de se ‘‘replugger’’ sur nos racines. Ça donne une emprise. Ça ramène à l’amitié, au désir primal de trouver sa voix. Ça donne un souffle, un élan, un plaisir brut. »

Habituellement, les musiciens proposent les pièces qui figurent sur les deux disques au complet, dans l’ordre chronologique. « Cette fois, on a dû enlever quelques pièces en raison du temps que nous avons. » C’est aussi la première fois que le spectacle est présenté à l’extérieur. « Ce n’est pas un ‘‘show’’ qui a été pensé pour l’extérieur. C’est une première expérience, a-t-il confié quelques heures avant de s’emparer de la grande scène de la Zone portuaire. On a hâte de voir quel genre de public on va avoir. »

Une chose est certaine, Vincent Vallières est heureux de constater que les gens se déplacent pour entendre ses « vieilles » chansons. 

« Ça fait vraiment plaisir de voir que les gens sont là, que les chansons ne sont pas tombées dans l’oubli. Ça me touche beaucoup. Ça donne un certain sens à ce métier de voir que les chansons laissent des traces. »

Malgré tout le plaisir qu’il en retire, il assure que la série de spectacles tire à sa fin. « Ce qui donne un sens à cette idée, c’est de la faire pas longtemps. On a du fun. C’est un moment pour se voir et faire ces chansons qu’on a aimé jouer. On rencontre des gens qui nous ont connus avec ces disques-là. Ensuite, on retourne à autre chose. »

Après quelques semaines de vacances, il se mettra à l’écriture. Il espère sortir du nouveau matériel d’ici la fin de 2020.