Jean-Philippe Archibald et Nicolas Lévesque entourent Richard Lovatt, le sujet du court documentaire qu’ils réalisent à Mumbai en Inde.

Le Bollywood vu par Nicolas Lévesque

Le réalisateur Nicolas Lévesque tourne présentement un court métrage documentaire diamétralement opposé à son dernier projet, Chasseurs de phoques. Après la banquise, Lévesque a traversé la moitié du globe pour s’intéresser au monde méconnu — mais ô combien fascinant — du star-système bollywoodien, à Mumbai en Inde.

En compagnie de Jean-Philippe Archibald, son partenaire de la boîte saguenéenne Canopée Médias, il tourne depuis le 29 novembre dernier un court métrage mettant en vedette son propre cousin, Richard Lovatt, un entraîneur privé originaire d’Angleterre.

Ce dernier s’occupe de la mise en forme de certaines des plus grandes vedettes du petit et du grand écran du Bollywood, l’équivalent indien d’Hollywood en Californie. « Les vedettes ici sont considérées comme des dieux. C’est gros le Bollywood, c’est le cinéma qui rejoint le plus de spectateurs dans le monde. Quand on se promène avec les vedettes, les gens veulent les toucher. J’avais fait de bonnes recherches avant de venir alors je m’y attendais un peu », confie Nicolas Lévesque au cours d’un appel téléphonique logé au Quotidien via l’application Messenger.

Parmi les vedettes rencontrées par les deux comparses au cours des derniers jours, le nom d’Anil Kapoor est le plus susceptible d’évoquer quelque chose pour le public d’ici. Kapoor s’est fait connaître en occident avec le film Slumdog Millionaire, dans lequel il interprétait l’animateur du jeu Qui veut gagner des millions ?.

La vedette du documentaire que tourne Nicolas Lévesque, c’est bien sûr son cousin Richard, mais aussi son client du moment, l’acteur, animateur et chorégraphe indien de 27 ans, Raghav Juyal.

Richard Lovatt (à l’avant-plan) entraîne des vedettes bollywoodiennes comme Raghav Juyal.

« C’est un genre de Jean-Phillipe Wauthier, version indienne », lance à la blague Nicolas Lévesque. Juyal anime en effet des émissions de danse très populaires en Inde, mais la comparaison avec Wauthier s’arrête là, comme en font foi ses 3,7 millions d’abonnés sur Instagram.

Nicolas Lévesque s’est donné 11 jours de tournage à Mumbai, question de bien saisir l’essence de cet univers qu’il découvrait pour la toute première fois. « En documentaire, quand tu as 5-6 jours de tournage, c’est considéré comme un tournage confortable, alors avec 11 jours, on voulait se donner le temps de chercher et de voir le pays. Je n’étais jamais venu en Inde et ça me donne le temps de me donner des repères. Ça prenait ça pour arriver à rendre à terme ce documentaire-là », croit Nicolas Lévesque.

À l’écran l’an prochain

Le projet — qui n’a pas de nom à ce stade-ci — devrait être monté et prêt à être diffusé d’ici le printemps prochain.

« On saute là-dessus dès notre retour (prévu lundi) et assez rapidement, fin février début mars, on devrait avoir une version de prête.»

Par la suite, Nicolas Lévesque s’attaquera à son long métrage Les Libres, un film produit par Canopée Médias qui est l’un des seuls au Québec à avoir reçu du financement de Téléfilm Canada dans le cadre de son programme Talents en vue.

L’ambitieux tournage devrait se dérouler sur une période de huit mois et traitera d’anciens détenus qui tentent une réinsertion sociale grâce à un programme leur permettant de travailler à l’usine STAGEM de Roberval.