Marthe Simard, coordonnatrice des Fêtes du 150e, et l’abbé Louis-Marie Beaumont, modérateur de l’Unité pastorale des Deux-Rives, ont dû modifier la programmation à cause de la pandémie.
Marthe Simard, coordonnatrice des Fêtes du 150e, et l’abbé Louis-Marie Beaumont, modérateur de l’Unité pastorale des Deux-Rives, ont dû modifier la programmation à cause de la pandémie.

Le 150e de la paroisse Saint-Dominique bousculé par le coronavirus

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
« Ça s’est fait tellement vite. L’église fermée. Les 70 ans et plus confinés. En un rien de temps, c’était fini, le 150e de la paroisse Saint-Dominique », résume Marthe Simard, coordonnatrice du comité organisateur. Revenant sur les événements de la mi-mars, la Jonquiéroise constate que les célébrations ont pris un tour imprévu, parfois définitif. Elle ajoute cependant que plusieurs projets reviendront à l’avant-plan dès que les mesures de confinement desserreront leur étreinte.

Parmi les plus importants, on note l’exposition intitulée Le jubé de l’histoire. Rassemblant des objets témoignant du riche passé de la communauté, elle était accessible depuis moins de deux mois quand la pandémie a mis un frein aux visites. On venait même d’ajouter des documents rares, notamment des photographies fournies par la famille Caron, afin de montrer à quoi ressemblaient les funérailles au temps des pionniers.

« On voit un ancien corbillard, le directeur coiffé d’un chapeau haut de forme, le protocole qui était impressionnant à cette époque. Peu de gens ont eu la chance d’examiner ces images. Nous en avons présenté un bout seulement, lors d’une messe célébrée au début de mars. Plusieurs vont aimer ça », anticipe Marthe Simard.

Elle rappelle en effet que cette exposition est permanente. Le jour où la vénérable église rouvrira ses portes, il suffira de monter au jubé pour faire le plein de souvenirs.

Même si l’église Saint-Dominique est fermée jusqu’à nouvel ordre, un jour viendra où il sera possible de visiter l’exposition Le jubé de l’histoire, inaugurée en janvier.

Autre plaisir reporté, les concerts d’orgue tenus en août, dans le cadre des Mardis de la Saint-Do. Puisqu’il s’agit d’une série annuelle, les interprètes ont accepté de se pointer en 2021, a confirmé le responsable de cette activité, Luc Lessard. Quant à l’exposition de photographies anciennes et récentes baptisée Archives et photos, une initiative pilotée par le Club photo JAK, elle sera inaugurée en octobre, plutôt que le 11 juin.

Une toile d’Angémil Ouellet

Ce qui demeure inchangé, en revanche, c’est le rendez-vous du 4 octobre, une messe de l’Action de grâce jumelée à un dîner, lequel se déroulera au Patro de Jonquière. Ce sera l’occasion de découvrir un tableau réalisé par le peintre Angémil Ouellet, une oeuvre sur laquelle il vient de commencer à travailler.

« Elle a donné lieu à la vente de billets au coût de 10 $ l’unité. Nous avons eu le temps de nous rendre à 100 livrets avant la fermeture de l’église, ce qui représente un profit de 10 000 $. Il s’agit d’un succès et le tableau fera l’objet d’un tirage au sort. Je suis sûre qu’il sera beau », fait observer Marthe Simard.

En revanche, un voile d’incertitude enveloppe les visites touristiques effectuées pendant l’été. Les dépliants sont prêts, mais cette activité échappera-t-elle aux contraintes imposées par les mesures de confinement ? Ce qui ne fait pas de doute, cependant, c’est que les conférences que devait prononcer l’historien Éric Tremblay, entre le 18 mars et le 17 juin, ont été rayées de l’agenda.

Même si l’église Saint-Dominique est fermée jusqu’à nouvel ordre, un jour viendra où il sera possible de visiter l’exposition Le jubé de l’histoire, inaugurée en janvier.

« Quatre thèmes avaient été identifiés, dont l’histoire des différentes communautés associées à celle de Saint-Dominique. La dernière sortie devait se dérouler au cimetière des Saints-Anges », précise Marthe Simard.

En attendant de voir ce qu’il adviendra de cette série prometteuse, les amateurs d’histoire peuvent feuilleter l’album souvenir du 150e, vendu au coût de 12 $ l’unité. Le succès est tel qu’on a procédé à un troisième tirage.