Laurent Paquin à présenté, jeudi soir, son quatrième one-man-show, Déplaire, au Théêtre du Palais municipal.

Laurent Paquin ne déplaît pas

On ne peut pas plaire à tout le monde, disait Laurent Paquin, mais à entendre les rires, les 1200 personnes réunies au Théâtre du Palais municipal de La Baie ont grandement apprécié leur spectacle. L’humoriste présentait, jeudi soir, son quatrième one-man-show, Déplaire, devant une foule en délire.

Dès son entrée en scène, il aborde des sujets plutôt crus qui donnent le ton au spectacle. « Si t’as ri à cette joke-là, tu ne vas pas chialer du reste du spectacle », assure l’humoriste à l’auditoire. Armé de seulement son micro et d’un simple éclairage, il livre, blague après blague, un spectacle de plus de 90 minutes. Plus franc, plus vrai, plus simple, et surtout plus cru, Laurent Paquin assume pleinement l’idée qu’on ne peut pas plaire à tout le monde. 

Lui-même, il avoue éprouver un grand malaise à l’idée de déplaire, assez pour n’avoir jamais été capable de retourner un plat au restaurant, et qui ne le ferait pas même s’il avait une allergie alimentaire.

Laurent Paquin endosse toujours le rôle du bon gars irrité par plusieurs petites choses, notamment les attentes déçues, les caprices des Occidentaux et le pouvoir de certains. L’air de rien, il n’hésite pas à aborder la mort ou la complexité de l’enfance. Ses textes démontrent un travail de qualité qui mélange des propos intelligents et des blagues savoureuses qui dérangent.

Un numéro qui a suscité une vive réaction du public est celui du casse-croûte Chez Jeanine où il parle du cliché parfait de la serveuse des cabanes à patates frites que l’on retrouve en région.

Un quotidien peu banal

Comme plusieurs humoristes, Laurent Paquin a livré des numéros sur le quotidien de tous, mais fort originaux. Des sujets tels que les maringouins, les poules et l’origine du similipoulet ont créé plusieurs fous rires. 

À tout moment, il revient, avec une grande autodérision, sur son poids. Il avoue même être un boulimique amnésique. « J’oublie de me faire vomir. » De plus, Laurent Paquin affirme qu’il adore rester assis et ne rien faire, « tout comme un politicien qui siège à l’Assemblée nationale ». Toutefois, il promet d’essayer de perdre du poids grâce à la règle des trois P « pain, pute et patate ». 

L’humoriste, en parlant de la mort, a provoqué certaines réflexions chez le spectateur. « Le vrai sens de l’humour, c’est quand tu peux rire, même des choses les plus dramatiques. Rire de la mort, c’est peut-être ça le sens de l’humour ultime », a-t-il dit. 

En fin de spectacle, il témoigne de son aventure comme père de famille, des crises de sa plus jeune fille ou des aventures d’un voyage en voiture qui ont semblé l’irriter. Plusieurs parents présents dans la salle ont pu s’identifier aux blagues de Laurent Paquin à entendre les éclats de rire. Dès le one-man-show terminé, il a poursuivi avec sa guitare et ses chansons à caractère humoristique. 

C’était un Laurent Paquin seul, mais accompagné d’une tonne de surprises et d’extravagances qui a su combler les attentes des Saguenéens.