L’auteure-compositrice-interprète Laurence Jalbert agira à titre de porte-parole pour la 27e édition du Festival de la chanson de Saint-Ambroise.

Laurence Jalbert au « rythme des marées »

Il y a certes un désir de percer, d’être découvert en participant à une compétition musicale, mais l’apprentissage y est aussi toujours fécond. Pour sa 27e édition, le Festival de la chanson de Saint-Ambroise, incontournable concours de chant francophone, s’allie à Laurence Jalbert, généreuse porte-parole qui échangera avec participants et festivaliers ses expériences les 16 et 17 août prochains. La fougueuse chanteuse est fébrile de partager sa longue feuille de route.

L’auteure-compositrice-interprète originaire de la Gaspésie s’est déplacée dans les bureaux du Progrès, entourée d’une bonne partie de l’équipe du festival, afin de donner un avant-goût de l’expérience inoubliable que vivront les participants. Ravie que son horaire ait enfin pu s’arrimer avec celui de l’évènement, la chanteuse a rapidement montré un enthousiasme à diriger un atelier avec les artistes de la 27e édition.

« Transmettre ce métier merveilleux est une chance ; mais j’ai pris conscience avec le temps qu’il faut donner de l’amour. Je veux leur montrer à dédramatiser, qu’au-delà du trac, du stress de la performance, on doit puiser à même sa candeur et sa naïveté », analyse la native de Rivière-au-Renard, et dont les métaphores s’en ressentent.

« Une performance est semblable au rythme des marées : ça ne s’impose pas, ça se constate », philosophe Laurence Jalbert. Elle compte rappeler aux participants que chanter implique une charge émotive, qui doit selon elle supplanter le désir d’épater la galerie.

Le public, un privilège
Celle qui a porté le chapeau de mentor aux côtés Lara Fabian à l’émission La Voix a fréquemment ramené, durant l’entrevue, la communion avec l’auditoire comme élément premier d’une performance.

« Il ne faut jamais oublier qu’on est devant public, et que le simple fait de déplacer des gens est un immense privilège », ajoute l’interprète, dont la discographie compte plus d’une dizaine d’opus.

« Je compte offrir aux participants de Saint-Ambroise de l’amour, de la générosité, afin qu’ils en distribuent à leur tour », conclut Laurence Jalbert.

Autres temps, autres méthodes
Roulant sa bosse depuis une trentaine d’années, la comparse de Dan Bigras analyse à quel point l’émergence artistique a vu son visage changer.

« À l’époque, le milieu des bars était un passage obligé. Mais j’ai tout de même profité du concours L’Empire des futurs stars, en 1987, pour avoir une visibilité », précise Laurence Jalbert. Elle conseille aux recrues de la chanson d’écrire et de se faire confiance.

« Quand une personne te dit qu’une de tes chansons lui a semblé avoir été écrite pour elle, c’est pour moi la consécration », ajoute l’artiste, qui se produira à l’aréna Marcel-Claveau le vendredi 17 août à 18 h30, en formule souper spectacle. Accompagnée des guitaristes Daniel Lacoste et Christian Péloquin, Jalbert prévoit une prestation intimiste, toute en nuances.

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BONNE CUVÉE RÉGIONALE

Bon an mal an, la participation régionale au Festival de la chanson de Saint-Ambroise se maintient à de bons niveaux. Mais la cuvée 2018 en est une définitivement locale, alors que pas moins de trois interprètes ambroisiennes monteront sur la scène. Il s’agit de Catherine Gosselin, d’Audrey Dallaire et d’Évelyne Bouchard. 

« Le bassin d’interprètes régionaux est toujours important. Encore cette année, 64% des participants sont issus du Saguenay-Lac-Saint-Jean », confirme la directrice générale du festival, Barbara Savard. Guillaume St-Pierre