Laura Babin donnera deux spectacles le 10 août, à Sainte-Rose-du-Nord et à Péribonka. La jeune femme en profitera pour explorer l’album Corps coquillage, sorti au printemps.

Laura Babin, entre le rock et le grunge

De retour dans la région après avoir participé à La Noce, le festival tenu au début de juillet à Chicoutimi, Laura Babin donnera deux spectacles le 10 août. La chanteuse, dont les compositions se promènent entre le rock et le grunge, amorcera sa journée à 10h 30, à l’auberge de jeunesse Aventure Rose-des-Vents de Sainte-Rose-du-Nord. Elle est aussi attendue à l’Auberge Île du Repos de Péribonka à 21h, à la faveur d’un triple plateau complété par Jessy Benjamin et Mélodie Spear.

Ceux qui connaissent son premier album complet, Corps coquillage, ne seront pas déçus. Les pièces créées avec la complicité du Laterrois Dany Placard, responsable de la réalisation, occuperont la place d’honneur. Puisque les arrangements sont musclés, la présence de deux musiciens à ses côtés sera bienvenue. En plus de la chanteuse, qui est aussi guitariste, Maude Bastien (batterie) et Vincent Yelle (basse) feront partie de ce segment de la tournée amorcée au printemps.

«À Sainte-Rose, on va animer un déjeuner rock et j’ai hâte de me rendre à Péribonka, à propos duquel on m’a conté de belles histoires. On fera les nouvelles pièces et d’autres qui figurent sur mon EP. Il y aura aussi une ballade groovy avec une finale rock, Vivre mieux, qui a été enregistrée, mais pas diffusée. Or, les gens m’en parlent beaucoup quand je la fais en spectacle. Le texte est honnête et laisse voir mon côté vulnérable», a décrit Laura Babin au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès.

Même si Corps coquillage est le fruit d’un processus créatif instinctif, son goût pour les contrastes est maintes fois affiché, au point de constituer l’une des trames de fond de cet enregistrement. «Ça passe par des paroles intimistes, mélancoliques, jumelées à un environnement rock», donne en exemple la jeune femme originaire de Rimouski. Elle note également la présence de titres pop sur le disque. Une autre façon d’élargir sa palette.

À cet égard, la décision de travailler avec Dany Placard s’est révélée judicieuse. Ils ne se connaissaient pas vraiment lorsque la chanteuse l’a contacté, mais s’étaient croisés aux Francouvertes, où Placard faisait partie du jury. «Je cherchais un réalisateur, mais je voulais également que ce soit une rencontre humaine. On a pris un café et j’ai vu que c’était un gars pas compliqué, super "groundé". Je souhaitais aller vers le rock, le grunge, et avec son bagage, Dany m’a amenée dans la bonne direction», se réjouit Laura Babin.

Il lui a aussi donné des trucs à la guitare, un instrument qu’elle a apprivoisé à la fin du secondaire, après s’être initiée à l’accordéon. La guitare électrique a fini par remplacer la guitare acoustique, une mutation qui présente des défis stimulants. «Il y a des possibilités infinies en ce qui touche les effets. J’évolue là-dedans. Je trouve ça inspirant», commente la musicienne.

Quant aux oiseaux de malheur qui annoncent la fin du rock toutes les deux semaines, ils la laissent froide. «Ça ne se peut pas qu’il soit mort. Plusieurs personnes me disent que ça fait du bien d’entendre des sonorités grunge sur mon album. Je crois que dans ce style musical, il y a de quoi qui défoule», avance Laura Babin, qui complétera sa mini-tournée le 11 août, à Tadoussac, alors qu’elle se produira au Gibard.