Marie-Claude Bouchard, du Centre féminin du Saguenay, est heureuse de l’initiative prise par l’artiste Véronique Blais, de La Maestria, laquelle donnera lieu à la vente de tableaux au profit de cet organisme.

L’art au service du Centre féminin du Saguenay

Parfois, il suffit de regarder le calendrier pour avoir une bonne idée. C’est ce qui s’est produit quand Véronique Blais a constaté que l’Espace Maestria était ouvert, le 8 mars. Membre du collectif d’artistes du même nom, la Jeannoise a proposé à ses camarades de tenir une activité découlant de la Journée internationale des femmes. Ils ont évidemment accepté, si bien que demain (dimanche), l’atelier-galerie ouvrira ses bras au Centre féminin du Saguenay.

De 10 h à 17 h, des représentantes de cet organisme enraciné depuis plus de 40 ans, à Chicoutimi, donneront de l’information à propos des services dispensés à la communauté. L’un d’eux consiste à offrir un milieu de vie sécuritaire aux femmes devant composer avec une situation de violence, de même qu’à leurs enfants. D’autres initiatives ont pour but d’accroître leur autonomie et de faire de la sensibilisation auprès de la population, signale la directrice Marie-Claude Bouchard.

« Nous en profiterons pour nous faire connaître », a-t-elle mentionné au cours d’une entrevue accordée au Progrès. Un bonheur n’arrivant jamais seul, les gens qui se présenteront au 25 rue Racine Est, à Chicoutimi, pourront acquérir des oeuvres d’art créées par les membres de La Maestria, tout en faisant une bonne action. Tous ceux qui étaient disponibles ont répondu présent. Ils ont aussi accepté que 50 % des revenus générés par cette initiative soient versés au Centre féminin du Saguenay.

Les oeuvres de Véronique Blais qui seront présentées dimanche, à l’Espace Maestria, témoignent de son amour des animaux.

« C’est extraordinaire que ces artistes nous aient contactées, d’autant que dans certains de nos ateliers, nous demandons aux femmes de réaliser des dessins, des fresques, inspirés par leurs discussions sur des sujets comme les droits des femmes. Puisqu’une part de notre financement doit provenir de revenus autonomes, cette aide sera bienvenue », assure Marie-Claude Bouchard.

Sa réaction donne raison à Véronique Blais d’avoir partagé son idée lors d’une réunion du collectif, il y a quelques semaines. Les délais étaient courts, mais la bonne volonté manifestée par les membres de La Maestria, jumelée à celle émanant du Centre féminin du Saguenay, a permis d’aplanir les obstacles. L’atelier-galerie sera donc plus animé qu’à l’ordinaire, certains artistes profitant de l’occasion pour peindre sur place, alors que d’autres échangeront avec les visiteurs.

« Cette cause nous tient à coeur et j’espère qu’il y aura beaucoup de monde. Il y en aura pour tous les goûts », promet Véronique Blais, dont le projet a été soutenu, entre autres, par sa consoeur Christiane Cardinal. Elle-même a réuni quelques tableaux réalisés à l’acrylique, dont un bon nombre témoignent de son amour pour les animaux. L’un de ceux qui accrochent l’oeil a pour titre Paonphile, le plus beau n’est pas derrière toi.

« Je prépare le cadre avec du mortier de structure, dont l’un des avantages tient au fait qu’il ne change pas de forme. Je m’en sers pour donner du relief au tableau. Ensuite, je peins le sujet », explique l’artiste originaire de Saint-Bruno. Le paon est déjà vendu (40 minutes après son introduction sur sa page Facebook, l’affaire était conclue, révèle la jeune femme), mais elle l’a amené pour montrer une facette de son travail. En-dessous, des miniatures en présentent une autre, plutôt joyeuse.

Plus loin, il y a des aquarelles, des acryliques, des portraits, des natures mortes, ainsi que des paysages, expressions d’une large palette de sensibilités au sein de la confrérie. Or, c’est précisément ce qui a attiré Véronique Blais à La Maestria, il y a deux ans. « C’est le fun parce que nous sommes tous différents et qu’il y a beaucoup de partage », se réjouit la Jeannoise qui, depuis 2015, se consacre à temps plein à son art.