L’exposition <em>Aperçu de l’invisible Nord</em> montre à quel point son auteure, Karine Locatelli, est inspirée par les paysages de sa région, la Côte-Nord. Il sera possible de la visiter à compter du 2 juillet, au centre d’art actuel Langage Plus.
L’exposition <em>Aperçu de l’invisible Nord</em> montre à quel point son auteure, Karine Locatelli, est inspirée par les paysages de sa région, la Côte-Nord. Il sera possible de la visiter à compter du 2 juillet, au centre d’art actuel Langage Plus.

Langage Plus rouvrira ses portes le 2 juillet

«On est contents de rouvrir et on a hâte de voir la réaction du public», lance Mélissa Gobeil, médiatrice à Langage Plus.

C’est le 2 juillet, en effet, que le centre d’art actuel revivra au centre-ville d’Alma. Après une fermeture bien involontaire, causée par vous savez quoi, il remettra à l’avant-plan les expositions qui étaient à l’affiche en mars, celles des artistes Nathalie Lavoie et Karine Locatelli, originaires du Saguenay et de la Côte-Nord.

Dans Forêt-école, fruit d’un projet mené de concert avec l’école Sainte-Hélène de Saint-Henri-de-Taillon, on découvre les travaux réalisés par 45 enfants. Puisque la forêt fait partie de leur environnement immédiat, Nathalie Lavoie, qui les a côtoyés pendant huit semaines, leur a demandé de produire des oeuvres s’en inspirant.

Dans la salle voisine, dont l’aménagement aéré fait écho aux paysages de sa région, Karine Locatelli présente Aperçu de l’invisible Nord. Il y a des dessins et des installations où filtre le goût de cette femme pour les longues expéditions. Elle a même reproduit un atelier semblable au sien, pour montrer à quel point son art est indissociable du territoire.

L’exposition <em>Forêt-école</em>, supervisée par Nathalie Lavoie, permet de découvrir des dessins et de charmantes sculptures réalisés par des élèves de l’école Sainte-Hélène de Saint-Henri-de-Taillon.

Les deux expositions demeureront accessibles jusqu’au 2 août et comme il n’est pas possible de tenir des ateliers sur place, Langage Plus a monté une trousse disponible au coût de 5 $. Elle a pour titre Le souffle des cimes. «Comme il y a des trucs qui se croisent dans ce que proposent Nathalie Lavoie et Karine Locatelli, nous avons fait un mélange», décrit Mélissa Gobeil.

Les visiteurs remarqueront également les signes familiers du déconfinement à l’intérieur du centre d’art, du désinfectant à l’entrée et un circuit évitant aux gens de se croiser. Autrement, la préparation des lieux fut relativement simple, vu que les expositions, bien qu’appréciées, ne génèrent pas d’attroupements.

«L’été, il nous arrive de recevoir des groupes de touristes et des camps de jour, mais ce ne sera pas le cas cette année. Par contre, les personnes qui désirent obtenir des informations sur le travail des artistes pourront s’adresser à notre médiatrice. Elle sera là pour répondre aux questions», précise Mélissa Gobeil.

L’achalandage s’annonce moins grand que d’habitude, ce que reflète la décision d’ouvrir seulement du jeudi au dimanche, de midi à 16h30. Néanmoins, l’équipe tenait à remettre Langage Plus sur les rails, retrouver une forme de normalité. Elle le fait en misant sur des expositions qui ont l’avantage, du point de vue de la santé publique, de ne comporter aucun élément interactif.

Au-delà du 2 août, par ailleurs, la programmation comporte une part de flou en raison des projets qui n’ont pu se matérialiser au printemps. «Nous l’avons fait bouger en tenant compte des disponibilités des artistes. Nous sommes des êtres créatifs. Nous avons la capacité de nous adapter», rappelle la médiatrice d’un ton enjoué.

Pour le moment, elle peut confirmer qu’à compter du 11 septembre, une exposition occupera les deux salles. Par qui? Il faudra patienter pour le savoir. Et d’ici à la fin de l’année, la troisième édition des Olympiades artistiques, un événement où des artistes professionnels sont jumelés à des personnalités publiques, sera complétée. Elle aussi avait été interrompue par la pandémie.