Juliette Lavoie, Rosalie Boivin, Élisabeth Harvey et Victoria Thérien sont les quatre premières récipiendaires des Bourses de perfectionnement Sara Tremblay de l’Académie de danse du Saguenay. Elle sont ici accompagnées de Pierre Cardinal, donateur qui a permis de créer le fonds de 100 000$ en hommage à la défunte directrice de l’école de danse.
Juliette Lavoie, Rosalie Boivin, Élisabeth Harvey et Victoria Thérien sont les quatre premières récipiendaires des Bourses de perfectionnement Sara Tremblay de l’Académie de danse du Saguenay. Elle sont ici accompagnées de Pierre Cardinal, donateur qui a permis de créer le fonds de 100 000$ en hommage à la défunte directrice de l’école de danse.

L’Académie de danse du Saguenay dévoile ses premières récipiendaires

L’Académie de danse du Saguenay a remis ses premières Bourses de perfectionnement Sara Tremblay. Quatre danseuses pourront perfectionner leur art grâce à des montants qui leur permettront de prendre part à des stages et des formations au cours des prochains mois.

La COVID-19 a forcé l’annulation du spectacle de fin d’année où devait être annoncée l’identité des récipiendaires, ainsi que le report de certains stages d’été, mais le conseil d’administration de l’Académie de danse du Saguenay tenait tout de même à remettre ses premières bourses en hommage à la défunte directrice de l’école.

Quatre danseuses ont ainsi obtenu des montants variant entre 600 $ et 1750 $ afin de suivre une formation.

Juliette Lavoie, 10 ans, la plus jeune des récipiendaires, a obtenu une bourse pour un camp estival d’un mois à l’École nationale de ballet de Toronto. En raison de la COVID-19, la jeune fille devra patienter jusqu’à l’été prochain afin de concrétiser son projet.

« Je suis très heureuse d’avoir obtenu la bourse. C’est un bel encouragement. C’était ambitieux de déposer ma candidature pour aller à Toronto un mois, en anglais », estime-t-elle.

Celle qui danse depuis l’âge de 3 ans sera donc automatiquement admise au camp de l’école torontoise l’an prochain.

Élisabeth Harvey, 12 ans, jeune élève du programme sport-arts-études concentration danse ira elle aussi à l’École nationale de ballet de Toronto pendant un mois. « C’est certain que remporter une bourse, c’est encourageant », affirme la jeune fille, qui danse depuis l’âge de 3 ans.

Juliette Lavoie (à l’avant), Rosalie Boivin, Élisabeth Harvey et Victoria Thérien sont les quatre premières récipiendaires des Bourses de perfectionnement Sara Tremblay de l’Académie de danse du Saguenay.

Rosalie Boivin, 16 ans, devra elle aussi attendre l’an prochain pour profiter de sa bourse. Elle participera à un stage d’été de deux semaines au Domaine Forget. « Je ne m’y attendais pas. Une bourse, ça donne un petit boost», convient-elle.

Le stage lui permettra de se perfectionner en ballet et en contemporain, deux des styles qu’elle pratique. « Je suis vraiment contente. Ça va m’aider à poursuivre ma passion. »

L’aînée du groupe amorcera quant à elle le programme professionnel en danse contemporaine de l’École de danse de Québec dès la rentrée d’automne. « Je vais faire une année 100 % danse à Québec. On a reçu la confirmation que ça aurait lieu comme prévu, souligne Victoria Thérien, 20 ans. Je vais pouvoir me perfectionner et en apprendre plus sur la danse », estime celle qui a terminé ses études en sciences de la nature.

Hommage

La création des Bourses de perfectionnement Sara Tremblay avait été annoncée l’an dernier, lors du spectacle de fin d’année de l’école. Le fonds a été mis sur pied par Pierre Cardinal en l’honneur de celle qui a partagé sa vie pendant six ans et qui a dirigé l’Académie pendant 25 ans. Sara Tremblay est décédée subitement en novembre 2018.

Un fonds de 100 000 $ a été créé afin de permettre à des élèves de l’Académie de perfectionner leur art en dehors des activités de l’école. Le donateur espère pouvoir octroyer environ 5000 $ en bourses chaque année, afin que l’oeuvre perdure au moins 20 ans.

Cette année, deux montants de 1750 $, un montant de 900 $ et une bourse de 600 $ ont été attribués.

« On le fait en espérant que l’une d’entre elles puisse faire carrière. C’est le but de l’histoire. Ce sont des bourses de perfectionnement », souligne Pierre Cardinal.

Ce dernier est convaincu que Sara Tremblay serait fière de l’initiative qui est née le jour de ses funérailles. « Mon fils m’a dit: “Papa, on devrait lui rendre hommage en donnant des bourses.” Ça s’est réglé sur le coup. Je suis sûr que Sara serait fière. Elle n’aurait jamais pensé qu’un jour, l’Académie pourrait profiter de bourses. Les mécènes, donateurs ou commanditaires, dans le milieu des arts, c’est plus rare. J’aimerais qu’un jour, d’autres donateurs se joignent à nous pour qu’on soit capables d’augmenter les montants. »

Pierre Cardinal, qui est membre du conseil d’administration de l’organisation, siège sur le comité de sélection des boursières. Il est accompagné du président du CA, Yves Laperrière, de la directrice générale et artistique, Dominique Gagnon, et de la directrice pédagogique, Roselle Simard.