Dans quelques heures, la rue Racine accueillera les amateurs de musique dans le cadre du Festival international des Rythmes du Monde.

La rue Racine s'agite

Depuis le temps qu'on en parle, c'est aujourd'hui que débutera la neuvième édition du Festival international des Rythmes du Monde. Comme c'est devenu la tradition, le coup d'envoi sera donné en haut de la rue Racine, à Chicoutimi. À compter de 19h30, les scènes montées à l'angle des rues Bégin et Labrecque accueilleront les groupes DjiDji et Cubamanos, de même qu'un programme ambitieux auquel seront associés Damien Robitaille, Carlos Placeres et Karim Benzaïd, le leader de la formation Syncop.
Ces derniers apparaîtront à 21h30 et si la météo tient ses promesses (chaleur et absence de pluie), ils seront des milliers à apprécier le mariage des genres que proposera le trio. Les chansons de Robitaille seront offertes sous un habillage différent, tantôt arabisées, tantôt cubanisées, grâce aux voix de ses partenaires. Rappelons que l'accès au site est gratuit, à moins que vous ne souhaitiez emménager dans les loges au coût de 25$ par soirée (pour ce faire, on contacte Véronick Leclerc au numéro 418-817-5146).
En passant, ceux qui n'ont pas peur de rester debout, mais n'apprécient guère les foules importantes, devraient se rendre sur la rue Racine en début de soirée. À partir de vendredi, il y aura toujours deux spectacles proposés simultanément et les premiers sont un peu moins fréquentés. Ne vous laissez pas impressionner par les nombreuses têtes qui vous séparent de la scène, surtout si vous arrivez du centre de la rue Racine. Souvent, la densité n'est pas aussi grande qu'on l'imagine.
Une autre information qu'il convient de partager se rapporte au service de navette. Une fois de plus, les festivaliers souhaitant se rendre sur la rue Racine pourront l'utiliser gratuitement. «Du jeudi au samedi, entre 16h et 22h, un autobus reliera le site au stationnement du Cégep de Chicoutimi», précise la porte-parole Véronick Leclerc. L'autre option consiste à chercher une case libre le long des rues, mais à moins d'arriver très tôt, ce sera aussi facile que de trouver des bleuets frais en Antarctique.
Un beau risque
Cette année, le comité organisateur souhaite attirer 200 000 personnes au festival. Dans cette perspective, un grand spectacle - payant, celui-là - aura lieu mercredi prochain, sur la zone portuaire. Baptisé «La grande fiesta latino-africaine», il mettra en vedette Mario Pelchat, ainsi que Nadja, Élage Diouf et Juan Sebastian Larobina, qui se produiront dès 21h. Déjà 1000 billets avaient été écoulés hier et lorsqu'on connaît la propension des gens à acheter à la dernière minute, on peut anticiper une foule importante.
Toujours sur la zone portuaire, il ne faut pas oublier la programmation de l'après-midi, offerte du vendredi au dimanche. Les attractions sont centrées sur la famille, comme en fait foi la présence de jeux gonflables. Ce serait toutefois une erreur que de négliger les artistes qui fouleront la petite scène aménagée près du vieux hangar. Cette fois-ci, la liste des invités comprend le groupe Troïka, des artistes de la région qui font honneur à la musique russe, de même que Samba Diop et la formation Cubamanos.
Il y aura également de la danse et des ateliers de percussions, sans parler du spectacle que donnera Arthur L'Aventurier samedi prochain, à 14h.
S'il faut se fier à l'achalandage qu'avait suscité le clown Atchoum dans les mêmes circonstances, l'année dernière, ce sera un événement très couru. Ceux qui ne veulent pas porter leurs petits anges sur leurs épaules pendant une heure, afin qu'ils voient le sympathique personnage, auraient avantage à arriver tôt.
Pour revenir aux spectacles présentés sur la rue Racine, enfin, notons qu'ils sont tous mentionnés dans le programme officiel du festival. Prenez le temps de le consulter et une fois installés devant l'une des deux scènes, ne partez pas après deux chansons. Souvent, les artistes les plus attachants sont ceux qui se laissent découvrir petit à petit. Au début, on ne sait rien d'eux et tranquillement, ils créent une atmosphère, développent une belle complicité avec le public.
Le seul risque que vous courez, alors, c'est de sortir 20$ pour acheter un album après le spectacle.