Le Bestiaire obscur des anciens géants a été imaginé à partir de marionnettes léguées par le Théâtre Sans Fil. Le parcours marionnettique plongera les visiteurs dans 15 micro-univers, les 30 et 31 octobre.
Le Bestiaire obscur des anciens géants a été imaginé à partir de marionnettes léguées par le Théâtre Sans Fil. Le parcours marionnettique plongera les visiteurs dans 15 micro-univers, les 30 et 31 octobre.

La Rubrique prépare une mégaproduction pour l’Halloween

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
Le coronavirus a changé les plans de La Rubrique, mais il n’a pas mis un frein à l’imagination de son équipe. Bien au contraire. On pourrait même croire que la pandémie a nourri ses idées de grandeur puisque la compagnie proposera en octobre la plus grosse production de son histoire.

Le Bestiaire obscur des anciens géants permettra au public de vivre une aventure unique aux airs effrayants juste à temps pour l’Halloween. Les 30 et 31 octobre, de 21h à minuit, le parcours marionnettique mènera les visiteurs jusque dans les recoins les plus sombres du Centre culturel du Mont-Jacob.

Un total de 15 stations seront réparties un peu partout dans la bâtisse. Chacune permettra de découvrir une créature mystérieuse animée par un comédien marionnettiste professionnel appuyé de deux marionnettistes bénévoles.

On a reçu une exposition de marionnettes du Théâtre Sans Fil et il nous a légué 15 marionnettes de grand format. Elles ont toutes quelque chose d’un peu étrange. On a décidé de créer quelque chose de déambulatoire dans la bâtisse à partir de ces personnages mystérieux. Les moindres recoins du bâtiment seront utilisés. On va voir l’endroit comme on ne l’a jamais vu », promet Benoît Lagrandeur, codirecteur général et directeur artistique de La Rubrique.

Martin Giguère a écrit un scénario qui servira de fil conducteur entre les 15 micro-univers présentés dans une mise en scène de Dany Lefrançois.

La production est d’une telle ampleur qu’elle nécessite l’implication du plus grand nombre de personnes de l’histoire du théâtre. « On parle de 15 marionnettistes, cinq comédiens animateurs, un scénographe, des concepteurs, plusieurs bénévoles, énumère Benoît Lagrandeur. Le plus grand nombre de comédiens qu’on avait réuni, c’était neuf. C’est très gros. Au total, le parcours sera animé par près d’une centaine d’artistes professionnels et de marionnettistes bénévoles. »

L’activité théâtrale est destinée aux 14 ans et plus. Le parcours doit durer une trentaine de minutes. L’entrée est gratuite, mais les contributions volontaires sont évidemment les bienvenues. Il est toutefois nécessaire de réserver sa place pour prendre part à l’activité, ce qu’il est possible de faire dès maintenant au 418 542-5521 ou au infos@theatrelarubrique.com.

L’idée du parcours a germé dans la tête de l’équipe après le report forcé de la création régionale qui devait être présentée à la deuxième semaine de septembre. « Une production originale entièrement régionale, d’après un texte de Martin Giguère, devait être présentée à sept comédiens. Le texte n’a plus aucun sens si on respecte le deux mètres de distance. Une douzaine de personnes travaillaient là-dessus. Là, c’est remis à une date ultérieure. On s’est dit qu’il fallait faire quelque chose. On était contents d’accueillir les gens grâce à notre programmation d’automne, mais c’est aussi le fun de travailler avec notre monde », explique Benoît Lagrandeur.

Dany Lefrançois a imaginé le parcours. « Dany fait la mise en scène. Il travaille jour et nuit là-dessus depuis que le projet a été accepté. »

Effectivement, c’est l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et de Saguenay qui permet la concrétisation du parcours marionnettique. « C’est beaucoup de coûts. C’est possible grâce au CALQ qui a ouvert une porte aux projets hors normes avec les règles sanitaires. Notre projet a été accepté et l’arrondissement Jonquière nous appuie aussi. Comme c’est un parcours, les gens ne se croisent jamais. Ce sera une activité d’Halloween assez surprenante. Ce sera une expérience unique au Saguenay–Lac-Saint-Jean, assure Benoît Lagrandeur, avec satisfaction. C’est un soulagement d’avoir réussi à faire une saison qui se tient artistiquement et de mettre sur pied ce projet qui permet de faire travailler autant de collègues. Wow! »