Jérôme 50 part en tournée pour défendre les pièces de son premier album, La Hiérarchill.

La révolution chill

De Queen à Fred Fortin, l’univers musical que cite Jérôme 50 en entrevue se démarque par sa diversité. Cette multiplicité des influences s’entend sur son premier album, La Hiérarchill, lancé l’automne dernier.

L’auteur et compositeur originaire de L’Ancienne-Lorette fait carrière sous un pseudonyme qui fait référence à la célèbre bière brassée par Labatt. « Je suis comme Obélix, je suis tombé dans la Labatt 50 à un trop jeune âge, donc j’ai été imprégné de ça même dans mon appellation », lance-t-il, pince-sans-rire.

Celui qui s’intéresse à la linguistique voit dans l’utilisation généralisée du mot chill une manière de résister passivement au monde qui s’accélère autour de nous.

« La hiérarchill, c’est un mouvement que je remarque autour de moi. C’est le nouveau mode de vie des jeunes et de la société occidentale. [...] On bouge de moins en moins ».

Le chill reflète, selon lui, qui nous sommes en 2019. « Hiérarchill, c’est un éloge de ceux qui décident de ne ‘‘rien crisser’’ pour refuser le système actuel qui nous demande de faire beaucoup pour gagner beaucoup, pour faire avancer la société le plus possible », résume Jérôme 50.

Jérôme 50 part en tournée pour défendre les pièces de son premier album La Hiérarchill.

Choisir la musique

Comme pour la Labatt 50, Jérôme Charette-Pépin, de son vrai nom, est tombé dans la musique quand il était jeune. Adolescent, il était adepte de hockey et de musique. Il a fait le choix de la chanson.

« Contrairement au hockey, on n’est pas enfermé dans un aréna quand on fait de la musique. Avec une guitare, un crayon et une feuille lignée, on peut faire voyager une chanson jusqu’au fin fond de l’univers. C’est ce qui m’intéresse le plus en musique : explorer ce qui n’a pas encore été fait », indique Jérôme 50.

Il compose ses propres pièces depuis qu’il a 11 ans, mais sa première création originale lui aurait valu une condamnation pour plagiat. « J’avais copié la chanson Complicated, d’Avril Lavigne », se souvient-il.

À l’âge de 17 ans, il se construit un répertoire qu’il présente devant les touristes, dans le Vieux-Québec. « Je jouais sur la partie piétonne de la rue Saint-Jean. Ç’a été une belle école d’apprentissage sur comment donner un show », raconte Jérôme 50 à propos de l’époque où il faisait des covers de Gros mené dans une formule d’homme-orchestre, batterie et guitare.

Aujourd’hui, les textes sont à la base de son processus créatif. Les arrangements sur son premier album, réalisé par Philippe Brault, ont été un travail collectif. « J’écris les chansons au piano ou à la guitare. J’ai donné beaucoup de liberté à mes excellents musiciens et au réalisateur pendant l’enregistrement », précise-t-il, affirmant être très satisfait du travail de ses collaborateurs.

En spectacle

Accompagné de ses musiciens, Jérôme 50 entreprend une tournée dans les quatre coins du Québec pour défendre les pièces de son premier opus.

Il sera en spectacle le 1er mars, au Café du Clocher, à Alma, puis le lendemain à L’Anti de Québec. « En show, on fait un camp de vacances. On fait des chansons de camps de vacances. C’est vraiment ludique. Mes musiciens sont excellents, ils me suivent dans mes envolées de jeunesse », exprime Jérôme 50.