Michel Marc Bouchard ira à la rencontre du public de la région à plusieurs occasions cette semaine dans le cadre de La Totale, un événement qui vise à faire rayonner un écrivain.

La région bien ancrée dans Michel Marc Bouchard

Michel Marc Bouchard est joué partout dans le monde. Ses pièces sont traduites, primées, ses personnages interprétés par des comédiens d’horizons différents, sur scène et à l’écran. Le natif de Saint-Coeur-de-Marie au Lac-Saint-Jean s’est installé en dehors de la région il y longtemps, mais elle ne l’a jamais quitté. Ses créations, tout comme sa présence, cette semaine, dans le cadre de La Totale, en témoignent.

À l’invitation de l’Association professionnelle des écrivains de la Sagamie (APES), au cours des prochains jours, Michel Marc Bouchard ira à la rencontre du public de la région à plusieurs reprises. L’agenda de l’auteur et dramaturge est bien rempli, mais il apprécie l’exercice.

« C’est très rare qu’on va à la rencontre des gens quand ce n’est pas pour de la promotion. Là, ce n’est pas le cas et il y a plusieurs rencontres de prévues. C’est vraiment la totale, affirme-t-il. C’est ma région natale, le lieu de mes premiers encouragements, de mes premiers tours de piste. C’est important de revenir, de renouer avec ma région. Ça permet aussi de faire le point sur où je viens et où je suis rendu », estime-t-il. 

Le dramaturge aime planter ses histoires dans la région qui l’a vu grandir. « Mes pièces qui ont eu la résonnance la plus importante hors frontières, c’est Les muses orphelines, Le Chemin des passes-dangereuses et Les feluettes. Ça se passe dans la région. »

Première 

L’histoire de la dernière création de Michel Marc Bouchard se déroule également en région, plus précisément à Alma. Il profitera d’ailleurs de son passage à Roberval pour en faire la lecture devant public. C’est le genre de chose qu’il ne fait jamais. Sauf pour le Mic-Mac. « Pour moi, le Théâtre Mic Mac est comme un porte-bonheur. Je vais lire l’intégrale de ma nouvelle pièce. C’est un inédit », confirme-t-il. 

« C’est l’histoire de Mireille, une femme dans la quarantaine, une célèbre thanatologue qui embaume des gens riches, des personnalités. Elle revient à Alma pour embaumer sa mère. Ça se passe dans la salle d’embaumement, mais ce n’est pas macabre », décrit celui qui travaillera une nouvelle fois avec Serge Denoncourt. « On aura la crème des acteurs. Ce sont tous des premiers choix », se réjouit-il, précisant que la pièce sera jouée dans un « théâtre très connu » d’ici un an et demi. 

Michel Marc Bouchard mène d’autres projets en parallèle. D’abord, il affirme que La divine illusion sera adaptée au cinéma.

Il ne peut dévoiler de détails, mais il confirme qu’il a reçu trois propositions différentes d’adaptation. « J’ai accepté d’embarquer dans ce projet parce que j’aimais beaucoup le point de vue présenté », explique-t-il. « Dans La divine illusion, un frère est secrètement amoureux d’un jeune garçon. Ce sera le point de vue du film. Je trouve intéressant de travailler avec ce personnage. »

La proposition lui a plu à ce point qu’il a décidé de s’y investir. « La divine illusion n’était pas pour moi un projet réalisable au cinéma. La pièce dure près de trois heures au théâtre », souligne-t-il. « Ça ne devait pas être le cas, mais je vais finalement scénariser le film, car la proposition permet de me lancer dans un autre voyage. »

Michel Marc Bouchard collaborera aussi à nouveau avec l’Opéra de Montréal avec qui il a créé L’opéra des Feluettes en 2016. « Nous avons un projet d’opéra intitulé La beauté du monde. C’est un opéra sur Jacques Jaujard qui a sauvé le Louvre des mains des nazis. Quand les Allemands sont arrivés pour s’occuper du Louvre, il n’y avait plus rien à l’intérieur. Il avait travaillé pendant deux ans pour tout sortir », raconte-t-il. 

Rendez-vous

En plus de la lecture publique prévue à la salle Lionel-Villeneuve de Roberval, le mardi 7 novembre, à compter de 19 h 30, Michel Marc Bouchard prendra part à un entretien animé par Doris Larouche à la librairie Marie-Laura de Jonquière, le jeudi 9 novembre à 19 h. Les deux activités sont gratuites. 

Le public est aussi convié à l’Hôtel Universel d’Alma le vendredi 10 novembre, à compter de 18 h 30 pour un souper gastronomique où l’auteur livrera un texte en cinq mouvements. Les billets en vente au coût de 65 $ sont disponibles au 418 698-3000, poste 4650.

Six rencontres privées avec des étudiants des différents établissements scolaires de la région figurent aussi à l’horaire.