L’exposition Confiner le quotidien dégagera un parfum de nostalgie.
L’exposition Confiner le quotidien dégagera un parfum de nostalgie.

La Pulperie de Chicoutimi lance une nouvelle exposition évoquant le confinement

La nouvelle exposition de La Pulperie de Chicoutimi s’inscrira dans l’air du temps. Intitulée Confiner le quotidien, sa conception a débuté au moment où la conservatrice Kathleen Vickers, comme tous ses camarades, n’avait d’autre choix que de travailler à la maison. C’est dans ce contexte qu’elle a sélectionné une cinquantaine d’objets provenant de la collection permanente, qui en comprend 26 000.

L’objectif, en gros, consiste à utiliser le passé afin d’adresser un clin d’oeil au présent. Des textes accompagnant les objets aideront à les mettre en contexte, ce que feront également les zones auxquelles ils seront associés. L’une d’elles se rapportera à la cuisine, tandis que les autres exploreront les thèmes du divertissement, des apprentissages et de la communication.

« Nous montrerons des objets qui sont revenus à la mode pendant le confinement, décrit Danny Cloutier, responsable des communications à La Pulperie. Cette exposition aura lieu du 12 juin au 20 septembre, tandis que dans la salle voisine, on pourra visiter Fragments d’humanité. Archéologie du Québec, jusqu’au 13 septembre. Cette exposition a été conçue par le Musée de Pointe-à-Callière. Nous avons ajouté 50 objets provenant du site du poste de traite. »

Pour illustrer de quelle manière se déploiera Confiner le quotidien, il mentionne que dans la section consacrée aux communications, une idée qui embrasse aussi l’expression artistique, on retrouvera un Kodak Reflex commercialisé dans les années 1960, une machine à écrire, un téléviseur des années 1950, de même que le violon avec lequel Louis Pitou Boudreault a joué tant de reels au cours de sa carrière.

Un parfum de nostalgie enveloppera également les autres zones, où apparaîtront un boulier, de vieux manuels scolaires, des jeux de société, des billes, des poupées et des patins à roulettes, ainsi qu’un objet qui suscitera la curiosité: un grille-pain électrique datant de 1910. Les visiteurs auront aussi l’opportunité d’explorer les trois expositions permanentes, soit Chek8timi, La main à la pâte et Arthur Villeneuve, laquelle comprend la célèbre maison de la rue Taché.

Mesures préventives

En ce temps de crise sanitaire, le musée prendra les grands moyens afin de répondre aux exigences imposées par les autorités, assure Danny Cloutier. « Nous avons commandé des pastilles, du plexiglas. Il ne sera plus possible de toucher à des fourrures, ce que permettaient deux de nos expositions, tandis que le volet audio a été modifié. Il n’y aura plus de casques d’écoute, mais on pourra quand même entendre les enregistrements », précise-t-il.

L’accueil des visiteurs sera facilité par les dimensions du hall, propice au respect de la règle des deux mètres. Ensuite, les gens seront invités à suivre un circuit fléché. Seront-ils nombreux pendant la haute saison? À cet égard, la direction de La Pulperie se montre optimiste. Même en sachant qu’il faudra oublier les croisiéristes, on mise sur la clientèle locale pour s’en tirer avec une légère baisse de l’achalandage par rapport aux années précédentes.

« Nous pensons que la réponse sera bonne, surtout que plusieurs choses seront fermées cette année. Les gens du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont l’occasion de se réapproprier le musée », fait valoir Danny Cloutier.

La Pulperie présentera l’exposition Fragments d’humanité. Archéologie du Québec au cours de l’été. Conçue par le musée de Pointe-à-Callière, elle comprend une section consacrée au poste de traite de Chicoutimi.