La photographe Isabelle Potvin.
La photographe Isabelle Potvin.

La photographe de Normandin Isabelle Potvin reconnue nationalement

La photographe Isabelle Potvin de Normandin a eu quatre images sélectionnées pour exposition au Salon national de l’image 2020, qui s’est tenu virtuellement le 25 avril dernier. Cet événement célèbre le meilleur de la photographie professionnelle au Canada.

En entrevue avec Le Quotidien, la photographe se disait très fière des reconnaissances obtenues. « C’est un gros accomplissement, car ce n’est pas ouvert à n’importe qui et rendu à ce niveau-là, ce sont tous des photographes professionnels. »

La compétition fait concourir des photographes de partout au Canada dans 22 catégories différentes, dont la presse, le portrait, l’architecture et la mode.

Pour sa part, ses photos se retrouvaient dans quatre catégories distinctes: animaux, éditorial, beaux arts et illustration conceptuelle.

Parmi les images qui se sont notamment distinguées, il y a Liberty, sur laquelle on voit deux chevaux. Cette photo a été sélectionnée pour figurer dans la prestigieuse Collection permanente 2020 des Photographes professionnels du Canada (PPOC).

Les quatre photos sélectionnées: Liberty, Strange Feeling, Mommy I fly away, Snack Bar.

Seulement une vingtaine d’images sur plus de 800 réussissent à faire partie de cette collection. De plus, cette image a été choisie pour un prix Choix du juge.

Comme chaque photo représente un défi technique en soi, la récipiendaire a expliqué plus précisément comment elle s’y est pris pour réussir ce cliché en particulier.

« Ça s’est passé lors d’une tempête de neige. Je suis partie en auto et, un moment donné, j’ai arrêté pour photographier un ruisseau et c’est là que j’ai aperçu les chevaux au loin. Je me suis approché. Les deux se sont mis à courir dans le champ. Ce n’est pas un montage, l’un d’eux s’est vraiment roulé à terre. C’est une question de millième de fraction de seconde! »

Beaucoup de travail

Pour réussir à se classer parmi les meilleures, la photographe admet mettre beaucoup d’heures de travail derrière chaque projet.

« Ça varie énormément. Pour une compétition, je peux passer entre une et 30 heures. Par exemple, pour la photo Mommy I fly away, où l’on voit une petite fille s’envoler de sont lit, il y en a plus, car il y a du montage à faire. »

En plus de tous ces prix, Isabelle Potvin a été nommée comme finaliste au titre d’artiste photographique de l’année.

« C’est l’accomplissement dont je suis le plus fière. De me retrouver aux côtés de photographes talentueux et plus expérimentés et parmi les meilleurs au Canada me rend extrêmement satisfaite du travail que j’ai présenté. »

COVID-19

En plus de participer à différents concours de photos, la photographe professionnelle opère son entreprise, Poz photographie, qui a pignon sur rue à Normandin.

Travailleuse autonome, elle profite du répit obligatoire qu’impose la crise de la COVID-19 pour effectuer différentes tâches administratives.

« Je ne pose plus, mais je suis encore occupée dans toutes les autres petites tâches connexes. Ça demande de faire des ajustements et c’est le meilleur moment pour archiver mes fichiers, faire du ménage dans certains dossiers qui traînent et faire un brin de paperasse. Je me prépare pour le déconfinement. »