Charles Landry a créé son nouvel album, Entre deux paradis, à la suite d’une période tourmentée dont on retrouve l’écho dans les textes. L’enveloppe est soyeuse, toutefois, douce comme la voix du chanteur originaire de Chicoutimi.
Charles Landry a créé son nouvel album, Entre deux paradis, à la suite d’une période tourmentée dont on retrouve l’écho dans les textes. L’enveloppe est soyeuse, toutefois, douce comme la voix du chanteur originaire de Chicoutimi.

La paix retrouvée de Charles Landry

Charles Landry a filé un mauvais coton avant d’écrire les pièces regroupées sur son deuxième album, intitulé Entre deux paradis. Il y a eu une séparation. Des émotions difficiles à contrôler. Le retour à la sérénité ne s’est pas produit en criant ciseau et pour compléter l’exercice, le chanteur originaire de Chicoutimi s’est épanché en studio.

« Je parle du combat que j’ai dû livrer à moi-même pour retrouver la paix. Je conte une partie de ma vie à laquelle les gens pourront s’identifier. J’ai trouvé ça libérateur », a-t-il confié il y a quelques jours, à l’occasion d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès. C’est ainsi que la mélancolie perce le filtre des arrangements, comme dans l’un de ses plus beaux titres, La tête en casse-tête, créé de concert avec le Jeannois Gab Bouchard.

« Je ne sais plus quoi faire », chante Charles Landry sur une musique aux accents country. Satisfait de cette collaboration avec son ami, la première à ce jour, il laisse entendre que d’autres suivront. En attendant, le voici qui vante un autre artisan de l’album, Pierre-Philippe « Pilou » Côté. Celui-ci a assuré la réalisation à son studio des Cantons de l’Est, tout en jouant de nombreux instruments, dont le violoncelle.

On le remarque notamment sur Maison hantée, où il atténue l’amertume distillée par le texte. « Ça parle du combat que tu dois mener face à l’anxiété, à ta tête et à toi-même. Il faut vaincre ses démons et dans le contexte de cette composition, le rôle du violoncelle consistait à ajouter un peu de légèreté. Je suis content du résultat », fait remarquer le Chicoutimien.

Un autre ajout, par rapport à son premier album, réside dans les interventions à saveur électro. On n’est plus dans l’acoustique, tendance folk. Le beat fleure la pop en maintes occasions, en particulier sur l’extrait jeté en pâture aux fans, le 10 janvier. Il a pour titre Où va la vie et l’auteur ne s’en cache pas, il espère que les radios commerciales l’adopteront.

« Je n’ai pas d’attentes vis-à-vis l’album parce que je ne veux pas être déçu. Par contre, je serais heureux que cet enregistrement me procure une plus grande reconnaissance et pour y arriver, j’ai fait des compromis, comme sur Où va la vie, ce qui ne m’empêche pas de l’aimer. Cette pièce est joyeuse et dégage beaucoup d’énergie. J’espère qu’elle jouera à la radio », mentionne Charles Landry.

Suivant la même logique, « Pilou » l’a aidé à placer sa voix de telle manière qu’elle se pose doucement sur les textes. « Ça atténue la fébrilité », confirme le principal intéressé, dont l’album sera disponible à compter du 14 février. Une mini-tournée aux airs de lancement figure à l’agenda et bien sûr, elle s’arrêtera au Cavô de Chicoutimi, le 14 février.

« On va jouer pendant au moins une heure en proposant de quoi de cute pour la Saint-Valentin, annonce Charles Landry. Je serai appuyé par un ami de Montréal, ainsi que deux gars de la région, le batteur François-Michel Tremblay et le bassiste Martin Girard, avec qui j’ai fait partie du groupe The Mockin’ Birds. On va présenter les nouvelles compositions et peut-être quelques vieilles. »