Philippe Brach était de passage dans la région lundi afin de parler de La Noce, festival dont il est parrain et membre du comité d’organisation.

La Noce de coton voit grand

La Noce de coton sera célébrée en grand à Saguenay les 5, 6 et 7 juillet prochains. Les organisateurs de l’événement sont fébriles. Ils mettent la touche finale aux préparatifs en vue de la fête à laquelle toute la province a été conviée. À un mois du grand jour, le parrain de l’événement, Philippe Brach, était de passage dans sa région natale, lundi, afin de dévoiler quelques nouveaux détails et d’inviter la population à se joindre à la fête.

Trois jours de festivités, une quarantaine de propositions musicales, des artistes d’ici et d’ailleurs, plusieurs sites. Les organisateurs de La Noce mettent le paquet pour faire de la deuxième édition de l’événement une fête mémorable.

La première édition de La Noce avait pris la forme d’une journée de spectacles sur un seul site. Quelque 2200 personnes avaient répondu à l’invitation. Cette fois, l’équipe a vu plus grand, beaucoup plus grand. La présence de Karkwa n’y est pas étrangère. On espère comptabiliser plus de 10 000 entrées.

« Karkwa ne se produit plus sur scène, à quelques exceptions près. Je me suis permis d’appeler les gars un par un. Ils savent c’est quoi lancer un festival, ils savent ce que ça représente pour une région. C’est clair que de plus gros festivals leur offraient plus d’argent. Je m’attendais à ce qu’ils me disent non, mais ils savent que c’est important. La présence de Karkwa a fait vendre des passeports, c’est certain. Maintenant, il faut être conséquent avec cette offre-là et en donner plus aux festivaliers. Il y a un risque aussi gros que le ‘‘step’’ qu’on a fait en un an. Mais plus il y a de risque, plus c’est savoureux », affirme Philippe Brach. Les activités se tiendront à la Zone portuaire et au Jardin des vestiges de La Pulperie, mais elles s’étendront également au Bar à Pitons, à la marina de Chicoutimi, au Centre d’expérimentation musicale, à l’Inter et au CAVO.

À la liste d’invités déjà longue qui compte notamment Alaclair Ensemble, Hubert Lenoir, Laura Sauvage, Fred Fortin, Mon’onc Serge et Galaxie, s’ajoutent les noms de Joël Martel et Saratoga. Même s’il ne fait pas partie de la programmation, Philippe Brach promet quelques apparitions surprises.

Il agira aussi à titre de célébrant. En plus des mariages à 10 $, cette fois, des unions légales pourront être célébrées. « C’est moi qui serai le célébrant. J’ai fait ma formation. J’ai droit à un mariage par jour. Je peux déjà dire qu’un couple de la communauté artistique s’unira officiellement pendant l’événement », affirme Philippe Brach sans vouloir en révéler davantage.

Jasmine Lebel, Fred Poulin, Éric Harvey, Philippe Brach et Stéphanie Dufaud composent l’équipe qui organise La Noce à Saguenay. La fébrilité du groupe est palpable à quelques semaines du festival qui a considérablement grossi pour sa deuxième édition.

Des prestations surprises s’ajouteront aussi à la programmation. Les festivaliers seront avertis trente minutes à l’avance grâce à l’application du festival.

Chaque soir, la fête se prolongera jusqu’à 3 h grâce aux Afters au Jardin des vestiges. La Noce sera également l’occasion d’accueillir la première Mooshine saguenéenne, un mélange de musique, de danse et de projections qui se tient habituellement une fois par mois à Montréal.

Une touche de cinéma et d’arts visuels s’ajoute aussi à la programmation. Des courts métrages du festival REGARD seront présentés dans un conteneur et des cabanes à pêche pourront être peintes par des artistes. « On aimerait trouver deux ou trois propriétaires prêts à ce que leur cabane soit repeinte par des artistes de la région. On aimerait que ça devienne une tradition à La Noce et ça pourrait donner quelque chose de coloré sur les glaces », affirme Éric Harvey, directeur artistique de l’événement, qui souligne que l’organisation est toujours à la recherche de bénévoles.

Afin de favoriser la présence de familles, les sites seront accessibles gratuitement pour les 12 ans et moins. Il sera aussi possible d’apporter un lunch sur place.

Jusqu’à présent, 50 % des quelque 3000 passeports mis en vente ont trouvé preneurs. Les trois quarts d’entre eux ont été achetés par des gens qui n’habitent pas la région.

Il est possible de se procurer un passeport jusqu’au premier juillet. Ensuite, les billets journaliers seulement seront en vente.

Tous les détails sont disponibles au www.lanoce.net