Les DJ Costa et Seb Fauteux sont ravis du succès que connaissent les soirées électro du Bar à Potins, connues sous le nom de La Java.

La musique électro s’enracine au Saguenay

L’expérience amorcée au début de l’automne, au Bar à Pitons de Chicoutimi, s’est révélée concluante. Les soirées tenues chaque mois, à l’initiative des DJ Seb Fauteux et Costa, ont montré que la musique électronique pouvait faire son nid au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les deux premiers rendez-vous ont attiré une centaine d’amateurs, en effet, ce qui encourage le duo à s’inscrire dans la durée.

Les amateurs auront l’occasion de reprendre leurs bonnes habitudes le 22 novembre, à compter de 22 h. Ils sont invités à réserver une place au coût de 5 $, via le site Internet de l’établissement, tandis que le prix s’élèvera à 8 $ à la porte. Dans la même foulée, les responsables de La Java — c’est le nom de l’activité en question — confirment que la programmation s’étirera jusqu’en avril, au minimum.

« Nous nous disions que ce serait une chose à développer ici, une activité centrée sur de la musique underground, et la réception a été très bonne. On est super contents de l’achalandage et de la collaboration du Bar à Pitons. Les gens viennent pour échanger et beaucoup pour danser, puisque la piste est fréquentée jusqu’à 3 h du matin. Il se crée une énergie impressionnante », raconte Constantin Monfilliette, l’homme derrière Costa.

De 22h à 3h du matin, la piste de danse du Bar à Pitons ne désemplit pas, ainsi qu’en témoigne cette photographie.

Originaire de la France, ses choix musicaux possèdent une couleur européenne qui se marie bien aux affinités de Seb Fauteux, un vétéran de la scène house montréalaise qui affectionne, entre autres, le disco et la soul. Dans le contexte de La Java, chacun présente ses trucs en solo à la faveur de deux sets, avant de conclure la soirée en tandem.

« Comme nous apportons toujours de nouvelles choses, nous investissons beaucoup de temps dans la sélection. Nous arrivons au bar avec 150 morceaux, dont la moitié seulement vont être utilisés. Ils sont jumelés, superposés, et pendant les deux premières soirées, des gens ont amené des percussions pour jouer dessus, ce que je trouve génial. Ça ajoute un élément organique », fait observer Constantin Monfilliette.

Le public est jeune, ce qui n’empêche pas des personnes plus âgées de participer à La Java. La dynamique est si bien lancée que le duo prépare des surprises en vue des prochains rendez-vous. Le 22 novembre, par exemple, une performance secrète figurera au programme. « Ce sera une surprise. Du nouveau et du solide », laisse entendre le DJ.

En janvier, on assistera à une autre première, alors qu’un troisième larron se joindra à Costa et Seb Fauteux. Tout ce qu’on peut mentionner, c’est qu’il s’agit d’un DJ de l’extérieur de la région, une personne dont on dit qu’elle est de haut calibre. Elle disposera d’un set pour donner un aperçu de son approche, ce qui témoigne de la confiance de ses pairs.

Notons enfin la participation du photographe Gwano, qui traduit en images l’esprit des rencontres mensuelles. Lui aussi anime la scène électro à sa façon, laquelle est plus vigoureuse qu’on le croyait. « Ça se reflète même ailleurs qu’au Bar à Pitons. Je ne sais si c’est une coïncidence, mais depuis le début de notre projet, on voit “popper” plein d’événements mettant la musique électronique à l’honneur. Ça nous ravit », affirme Constantin Monfilliette.