Le responsable des communications de l’ÉNAM, Réjean Arseneault, et le directeur général de l’ÉNAM, Richard Bouchard, veulent créer un programme de formation postsecondaire exclusif à la région.

La marionnette dans l’art et la santé

L’École nationale d’apprentissage par la marionnette (ÉNAM) veut créer un programme de formation postsecondaire exclusif à la région sur l’utilisation de la marionnette en art et en santé. L’ÉNAM a déjà l’appui de la ville française de Charleville-Mézières, qui présente le Festival mondial des théâtres de marionnettes, pour réaliser ce projet.

Pour y arriver, son directeur général, Richard Bouchard, demande l’aide du gouvernement du Québec pour donner une portée provinciale à cette idée dont les racines remontent au milieu des années 1990, alors qu’il avait conçu un programme court pour l’UQAC.

« Il nous manque la reconnaissance de Québec, directement, pour qu’on puisse comprendre qu’on est une école nationale en dehors des grands centres. On a un projet concret qui peut se réaliser. On a vérifié les résultats scientifiquement d’une telle approche. Il faut qu’on nous accorde un [bâtiment] à l’image de ce que peut être une école nationale, qui ferait la fierté de Saguenay. Ça pourrait être un développement spécifique à la région », affirme celui qui a gravité autour de l’art de la marionnette durant toute sa carrière.

Financement

L’approche de l’ÉNAM, qui touche à plusieurs disciplines, fait sa force et sa faiblesse, croit Richard Bouchard. À la fois un projet de santé, de culture et d’éducation, cette approche multidisciplinaire amène un problème. Il est parfois difficile de trouver du financement parce que l’organisme ne rentre pas dans les cases prédéterminées des programmes d’aide publique.

L’organisme a longtemps été associé à la Commission scolaire des Rives du Saguenay et à la Ville, mais les collaborations entre l’ÉNAM et ces organismes se sont effritées avec le temps.

Richard Bouchard cogne donc à d’autres portes pour assurer l’avenir de l’ÉNAM. Il revient de France, où il a établi des contacts internationaux, à l’endroit où tout a commencé pour lui.

« Je suis allé à Charleville-Mézières pour participer au colloque Marionnettes et thérapie. On peut développer une spécificité dans l’usage de la marionnette en art et en santé. On veut jouer notre rôle d’école nationale, avec une perspective internationale », dit-il, pour résumer les retombées de sa visite.

Un rêve

Pour Richard Bouchard, la concrétisation de cette école et de ce programme de formation l’an prochain serait « la réalisation d’un rêve », et coïnciderait avec plusieurs anniversaires. On fêtera en 2020 son quarantième anniversaire de carrière, en plus de fêter le trentième de l’ÉNAM.

Un article de cette édition de la revue Québec science démontre les bienfaits de l’approche développée par l’ÉNAM.

« Ce serait magnifique que ça puisse aboutir l’an prochain et que l’on ait ce cadre-là. Ça fait trois ans qu’on l’attend. Il faudrait qu’on puisse être indépendant de n’importe quel organisme et autonome pour assurer notre développement. »