Présidente de La Maestria, Micheline Hamel mène de front deux dossiers, soit le déménagement de la galerie, ainsi que le renouvellement de la subvention accordée par Saguenay.

La Maestria devra déménager

Juste avant les Fêtes, le collectif La Maestria a appris une information déstabilisante. Le bâtiment où sa galerie est installée depuis sa création, en 2011, sera démoli au printemps. Situé sur la rue Racine Est, il a été acquis par Saguenay, qui souhaite y aménager des stationnements. L’organisme doit donc dénicher un local au moment même où il négocie le renouvellement de sa subvention annuelle avec la nouvelle administration municipale.

« Depuis le mois de décembre, nous avons parlé à des fonctionnaires, au bureau de la mairesse (Josée Néron), de même qu’aux conseillers Michel Tremblay et Simon-Olivier Côté. Nous avons reçu des signes laissant entrevoir qu’on nous accorderait un bon support », a souligné la présidente de La Maestria, Micheline Hamel, lors d’une entrevue accordée au Progrès.

L’un des enjeux, outre la subvention renouvelée chaque année, tient aux frais que générera le changement d’adresse. Levant les yeux vers le plafond, l’aquarelliste mentionne le déplacement du système d’éclairage, un outil essentiel à la tenue d’expositions. Il y a aussi, bien sûr, la recherche d’une nouvelle adresse.

À cet égard, des approches menées auprès des Immeubles Murdock laissent entrevoir un résultat positif. Un espace serait disponible de l’autre côté de la rue, à un coût semblable à celui qu’assument actuellement les dix artistes associés à La Maestria. Le plafond est plus bas et il y a moins de pieds carrés qu’au 18 rue Racine Est, mais ce local possède un atout indéniable, puisqu’il a pignon sur rue.

« Le fait de posséder notre propre galerie nous donne la liberté d’organiser des activités telles que nos expositions, de même que l’atelier qui a été donné mercredi dernier, auquel ont participé des clients du Centre Alpha. C’est la même logique qui prévaudra dans le prochain espace que nous occuperons », fait observer Micheline Hamel.

En attendant de trouver une solution aux problèmes immédiats, elle et ses camarades planchent sur l’exposition qui marquera le 20e anniversaire de La Maestria : Un peu plus haut, un peu plus loin. Les anciens membres, comme ceux qui font toujours partie du collectif, ont été invités à produire des œuvres qui, en principe, devraient être montrées à La Pulperie de Chicoutimi. « Il reste à savoir à quel moment », note la présidente.