Le réalisateur du film Nous sommes les autres, Jean-Francois Asselin, en compagnie des comédiens Jean-Michel Anctil, Pascale Bussières et Émile Proulx-Cloutier. Le film est présenté le 5 février, autant à Chicoutimi qu’à Jonquière.

La France à l’honneur

(Simone Pilote) – Tous les lundis, à compter du 15 janvier, les cinéphiles retrouveront leur rendez-vous hebdomadaire du Ciné-club de Chicoutimi au Théâtre Banque Nationale. Pour la saison hivernale, le Ciné-club entame en force sa saison hivernale avec le film d’animation La Passion de Van Gogh.

Dans ce long-métrage, une centaine d’artistes peintres ont été mis à contribution à partir des tableaux les plus connus de Van Gogh pour peindre, image par image, chacun des plans qui composent ce film.

L’histoire se situe un an après la mort du peintre, en 1891, alors que le fils de son facteur mène une enquête personnelle qui l’incite à remettre en question la thèse officielle du suicide de l’artiste.

« Il s’agit d’un film exceptionnel. Les gens vont tomber de leurs sièges », assure le responsable du Ciné-club de Chicoutimi, Richard Boivin.

Par la suite, le Ciné-club offrira trois comédies françaises. Tout d’abord, la comédie sentimentale Aurore, réalisée par Blandine Lenoir (29 janvier), à ne pas confondre avec la célèbre histoire québécoise Aurore l’enfant martyre.

Ensuite, Le sens de la fête (12 février) une comédie des réalisateurs Eric Toledano et Olivier Nakache, du film à succès Les Intouchables, et finalement Les grands esprits (19 février) d’Olivier Ayache-Vidal.

Le seul long-métrage québécois présenté est Nous sommes les autres (5 février), mettant en vedette Émile Proulx-Cloutier, Pascale Bussières, Jean-Michel Anctil et James Hyndman. Ce drame réalisé par Jean-François Asselin sera aussi offert au Ciné-club de Jonquière, le même jour. 

Le drame Après la foudre (22 janvier), du réalisateur Todd Haune, représentera les États-Unis, en plus du tout dernier de Woody Allen, Wonder Wheel (26 février) qui clôturera le premier volet de la programmation hivernale. Les films qui suivront seront dévoilés à la mi-février. 

Comparativement au Ciné-club de Jonquière, deux projections sont offertes le lundi soir, soit à 17 h et à 19 h 30. 

Légère augmentation

En ce qui touche la fréquentation, le Ciné-club de Chicoutimi a connu une légère augmentation lors de la dernière saison. 

« Une cinquantaine de personnes se sont ajoutées. Chaque soir, environ 450 personnes se présentent », affirme Richard Boivin.

Dans la foulée d’un automne remarquable

(Daniel Côté) – Le cinéma québécois demeurera très présent cet hiver, dans le cadre des activités du Ciné-Club de Jonquière. Quatre des sept productions qui seront diffusées à la Salle François-Brassard, à compter du 15 janvier, proviennent de chez nous. C’est d’ailleurs le dernier film de Francis Leclerc, Pieds nus dans l’aube, qui ouvrira la saison.

Fidèle à ses habitudes, l’organisation attend les cinéphiles tous les lundis, à compter de 19 h 30. Après l’adaptation du roman de Félix Leclerc, elle proposera le documentaire DPJ, réalisé par Guillaume Sylvestre (29 janvier), le nouvel opus de Jean-François Asselin, Nous sommes les autres (5 février), ainsi qu’une oeuvre tournée à un jet de pierre de la région, le Tadoussac de Martin Laroche (19 février).

« Martin Laroche assistera à la projection et un autre centre d’intérêt tient à la présence de plusieurs comédiens de la région au sein de la distribution. En même temps, c’est l’occasion de découvrir Tadoussac en hiver. On ne voit pas souvent le village dans un tel contexte », a souligné la directrice Catherine Boulay mardi, lors d’une entrevue accordée au journal.

Elle attribue aux hasards de la distribution, autant qu’à leurs qualités propres, la présence de quatre longs métrages québécois dans la programmation. Ça adonne bien, cependant, parce que les quatre qui ont été projetés à l’automne se sont révélés populaires. Il s’agissait des Rois mongols, des Affamés, du Problème d’infiltration et d’Au pire, on se mariera.

Saison exceptionnelle

Leur pouvoir d’attraction a permis au Ciné-Club de Jonquière de connaître une saison exceptionnelle en ce qui touche la fréquentation. « L’assistance payante a augmenté de 19 %. Nous avons accueilli 130 personnes par soir, en moyenne, et la production québécoise s’est démarquée grâce à des films phares », énonce Catherine Boulay.

L’hiver constitue une saison plus difficile aux guichets, mais elle mise sur la qualité des oeuvres pour inciter plus de gens à fréquenter la Salle François-Brassard. Le premier volet de la programmation comprend Glory, une production gréco-bulgare de Kristina Grozeva et Petar Valchanov (22 janvier), Barbara du Français Mathieu Amalric (12 février), de même que l’un des grands films de la dernière année, Mon royaume en Floride, de l’Américain Sean Baker (26 février).

Les longs métrages qui suivront seront dévoilés à la fin de février. La dernière séance officielle est prévue pour le 16 avril, mais les mordus voudront assister à une projection spéciale tenue le 24 avril, à la bibliothèque municipale de Jonquière. Accessible gratuitement, elle permettra de voir La petite fille qui aimait trop les allumettes.