Guillaume Côté dansera avec le Bolchoï à Moscou, un accomplissement qui fait la fierté du monde de la danse régional.

La fierté du Saguenay–Lac-Saint-Jean

La présence de Guillaume Côté au Théâtre Bolchoï à Moscou fait la fierté du monde régional de la danse. L’accomplissement du danseur, qui incarnera Roméo dans Roméo et Juliette, est une véritable source d’inspiration pour des générations de jeunes danseurs témoins du fait que rien n’est impossible.

France Proulx, directrice artistique du Prisme culturel, l’école où Guillaume Côté a fait ses premiers pas de danse à l’âge de trois ans, ne pourrait être plus fière. Celui qui a découvert la scène à travers les productions de l’école a atteint un sommet dans l’univers de la danse.

« C’est exceptionnel. C’est un artiste accompli. Nous sommes fiers de tout ce qui lui arrive », confirme-t-elle entre deux représentations de Casse-Noisette.

France Proulx est aussi bien consciente de tous les efforts derrière cet accomplissement. « Il ne faut pas oublier que c’est le résultat d’un travail de longue haleine. On ne peut que saluer son talent et ses efforts. C’est exceptionnel qu’il soit parti de Lac-à-la-Croix et qu’il soit rendu là. Il a eu la chance d’avoir des parents qui l’ont accompagné et suivi dans sa passion. C’est comme si les astres étaient alignés pour lui. »

Guillaume Côté a quitté l’école du Lac-Saint-Jean vers l’âge de 10 ou 11 ans, pour perfectionner son art. Depuis, il n’a cessé de cumuler les réussites.

« Il a été invité partout, mais quand on parle du Bolchoï, on parle du nid, de l’endroit où se retrouvent les artistes les plus renommés. C’est un sommet, toute une reconnaissance. Guillaume a toujours été parmi les meilleurs au monde, mais là, d’être reconnu ainsi, c’est exceptionnel », assure France Proulx.

Guillaume Côté a gardé des liens avec le Prisme culturel. « Ce qui est exceptionnel avec Guillaume, c’est qu’il est resté lui-même. Il n’oublie pas ses racines. C’est une idole, un modèle à suivre. »

Julie Morin, directrice de l’École Florence Fourcaudot de Chicoutimi-Nord, est complètement renversée par tout ce que le danseur accomplit.

« Il ne cesse de nous impressionner par toutes les barrières qu’il fait tomber. Il a une des plus belles carrières de danseur contemporain. Il est invité partout dans le monde. Il avait franchi pas mal tout ce qui peut être atteint en danse et il continue toujours. Il est toujours en train de faire des choses qui nous surprennent », souligne-t-elle. « Il rend des choses impossibles possibles. »

Julie Morin assure que danser avec le Ballet du Bolchoï représente un rêve inaccessible pour bien des danseurs.

« Lui-même a écrit sur les médias sociaux qu’il réalise son rêve. Il est au top du top et il a encore des rêves. Le Bolchoï a 243 ans d’histoire de danse. C’est très fermé comme institution. C’est le premier Québécois à y danser. Le rôle de Roméo, c’est très difficile, extrêmement exigeant. »

La directrice de l’École Florence Fourcaudot estime que toutes catégories artistiques confondues, Guillaume Côté est un des plus grands artistes que la région et même que le Québec a porté. « On ne peut plus le comparer à des athlètes ou des chanteurs au niveau de la carrière. Il faudrait plutôt comparer les autres à lui. Il est au sommet. Je me demande s’il y a des plus “top” que lui tout niveau artistique confondu. C’est remarquable à quel point il a fait du chemin, à quel point il est aimé par tous. Peu importe ce que les gens font, ce n’est jamais aussi extraordinaire que ce que Guillaume est en train de vivre comme carrière. Et ce n’est pas l’effet d’une machine marketing comme celles derrière les vedettes, au contraire. Il n’y a pas d’effet d’image. Il inspire tout le monde. Il est inspirant pour des générations d’enfants. »