Directrice générale et artistique du Théâtre des Amis de Chiffon, Marie-Pierre Fleury pose en compagnie des personnages qui seront en vedette samedi, alors que sera présentée la pièce Ulysse et Pénélope.

La dernière d’Ulysse et Pénélope à Chicoutimi

Pour la dernière fois à Chicoutimi, lieu d’origine de ce spectacle, le Théâtre des Amis de Chiffon invite le grand public à voir Ulysse et Pénélope. Cette pièce sera présentée le 21 décembre à 15 h, à la Salle Murdock située à l’intérieur du Centre des arts et de la culture. À la fin de la séance, une photo de cette production sera remise à chaque enfant. Ceux qui le désirent pourront la faire signer par les membres de l’équipe, dont l’auteure du conte à l’origine de ce projet, Louise Portal.

« Nous avons de la chance qu’elle puisse participer à cette activité. Plusieurs fois, des diffuseurs de l’extérieur de la région ont souhaité l’accueillir, alors que ce n’était pas possible en raison de son agenda chargé. L’histoire que raconte la pièce a été inspirée par un petit garçon qu’elle a connu en Gaspésie. C’est pour cette raison que dès qu’on entre dans la salle, on se trouve dans une ambiance de bord de mer », décrit Marie-Pierre Fleury, directrice artistique et générale de la compagnie.

Les cris des oiseaux se mêlent à la musique composée par la sœur de l’auteure, Priscilla Lapointe. Puis, les comédiens entrent en scène en compagnie de leurs marionnettes, le même trio depuis la création d’Ulysse et Pénélope en décembre 2017, toujours à la Salle Murdock. Il s’agit de Marilyne Renaud, Patrick Simard et Anne-Louise Imbeau.

« Après tout ce temps, ils sont en symbiose avec les personnages. La pièce a été jouée 56 fois et les enfants l’aiment parce qu’il se passe toujours quelque chose. Il y a des images poétiques, des moments très drôles et de l’action, alors qu’Ulysse cherche à retrouver Pénélope après avoir découvert une lettre d’elle enfermée dans une bouteille. Ça met de belles valeurs en relief, notamment le désir de rencontrer l’autre et d’aller au bout de soi », relate Marie-Pierre Fleury.

Elle qui a signé la mise en scène du spectacle note que la demande a été forte pour Ulysse et Pénélope, en particulier au Saguenay-Lac-Saint-Jean. C’est pour cette raison que la représentation de samedi sera la dernière à Chicoutimi. La pièce a déjà trouvé son public.

En revanche, elle poursuivra sa carrière à l’extérieur de la région au cours de l’année 2020. Ça s’inscrira dans le droit fil d’une séquence fructueuse effectuée récemment à Trois-Rivières et Sherbrooke, dans le cadre de représentations scolaires.

« Ulysse a bien marché et c’est clair qu’on va continuer de le présenter. C’est une production qu’on peut voir dès l’âge de trois ans, mais pour laquelle il n’existe pas de plafond en ce qui touche la clientèle cible. Tout le monde peut l’apprécier, autant les adultes que les enfants », énonce Marie-Pierre Fleury. Pour assister à la séance du 21 décembre, il suffit de réserver via lepointdevente.com ou en téléphonant directement à la compagnie, au numéro 418 549-7061.

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BALUCHON, UNE NOUVELLE CRÉATION EN RODAGE

Plus de 1000 enfants ont eu droit à une jolie primeur, ce mois-ci. Ils ont assisté à dix représentations de la nouvelle création du Théâtre des Amis de Chiffon, une pièce intitulée Baluchon. Cette séquence correspondant à la phase de rodage du spectacle prendra fin aujourd’hui (mercredi), à la Salle Murdock de Chicoutimi. La première, elle, aura lieu au printemps.

Destinée aux enfants âgés de cinq à neuf ans, cette production a été conçue par un collectif réunissant la comédienne Josée Rivard, la metteure en scène Marie-Pierre Fleury et l’auteur Hugues Fortin, ainsi que la costumière Sophie Châteauvert et la médiatrice culturelle Karine Tremblay. Elle s’articule autour du personnage de Maxim, qui effectue des allers et retours entre l’enfance et l’âge adulte.

« Ça commence dans un grenier où Maxim-Adulte doit faire le ménage. Au contact des vieux objets qui s’y trouvent, elle se remémore sa jeunesse, ce qui fait ressortir un mauvais souvenir qui déclenche une crise : la fois où ses parents lui avaient enlevé sa tablette électronique. Elle apprend ensuite à gérer sa colère en faisant preuve de créativité », raconte Marie-Pierre Fleury.

Les rires qui fusaient à l’intérieur de la Salle Murdock, mardi avant-midi, tendent à justifier l’optimisme des Amis de Chiffon envers Baluchon. Ces artisans sont d’autant plus fiers que cette pièce amène la compagnie à faire du théâtre d’objets, ce qui constitue pour elle une nouveauté. « À un moment donné, un dictionnaire se met à parler », donne en exemple la metteure en scène.

Autre élément distinctif : Baluchon aura la propriété de voyager léger. Les éléments de décor seront faciles à transporter et leur déploiement ne nécessitera pas beaucoup d’espace. De cette manière, il sera possible de présenter cette pièce ailleurs que dans des salles de calibre professionnel. Dans des écoles, par exemple, ce qui pourrait ouvrir des perspectives intéressantes.

« Nous avons effectué des démarches en Ontario, où les pratiques sont différentes de celles qui ont cours au Québec. Ici, les écoliers sont transportés sur le lieu du spectacle, alors que là-bas, le spectacle se déplace vers eux. Nous pourrons jouer dans de petites salles, aussi, et même dans des bibliothèques », fait valoir Marie-Pierre Fleury.

Tel que mentionné précédemment, c’est au printemps que la première officielle aura lieu. Elle coïncidera avec l’activité-bénéfice annuelle de la compagnie.