La rose de Jéricho est une hymne à cette plante répandue du Moyen-Orient et à la diversité corporelle.

La danse d’une métaphore

La rose de Jéricho, la plus récente création du danseur et chorégraphe américain Andrew Skeels, sera présentée par La Rubrique le 23 octobre, au Centre national d’exposition (CNE) de Jonquière. L’artiste, qui a évolué au sein des Grands Ballets canadiens, foulera pour la première fois les planches d’un théâtre de la région.

Andrew Skeels est un chorégraphe prometteur. Après avoir obtenu son diplôme du Boston Ballet, il a fait partie, à titre de danseur, de la troupe des Grands Ballets canadiens jusqu’en 2013, avant de se lancer dans sa propre compagnie de danse, Skeels Danse. Depuis ce temps, il accumule les projets auxquels il ajoute sa touche personnelle. Il est reconnu pour appliquer un regard cinématographique à ses projets artistiques, qui viendrait de ses années comme éditeur de film.

Son projet, La rose de Jéricho, est un hymne à cette fleur répandue dans les zones arides du Moyen-Orient. Cette plante bien spéciale peut survivre des semaines sans eau. Selon le chorégraphe, elle est forte et robuste. « Ce que j’aime de cette plante, c’est qu’on pourrait la déraciner et la placer dans une nouvelle terre plus fertile, et elle repousserait de plus belle. C’est un peu l’image générale de notre projet. Nous sommes trois immigrants qui ont quitté leur milieu pour une vie meilleure », a expliqué M. Skeels en entretien avec Le Quotidien.

En effet, il a travaillé avec la musicienne Sussan Deyhim, de l’Iran, et le designer mexicain Wilber Tellez afin de créer ce spectacle. Le chorégraphe lui-même a quitté les États-Unis pour venir habiter au Canada.

L’histoire de La rose de Jéricho réunira sept danseurs sur scène. Grâce à leurs formations très diversifiées, ils créeront sur scène une performance éclectique, sur la métaphore de la fleur. « Il y a vraiment un mélange de styles. C’est un mix de danse classique, de hip-hop et de break dance », a confirmé l’artiste.

Le chorégraphe a affirmé que le spectacle était pour tous les publics. « Le talent des danseurs est de très haut niveau, et nous avons travaillé très fort pour rendre la musique accessible à tous », a-t-il renchéri.

Le public de Saguenay aura même la chance de voir Andrew Skeels en action, puisqu’il remplacera exceptionnellement un danseur habituel.

La rose de Jéricho a été présentée dans plusieurs théâtres du Québec. La troupe a visité Montréal, Saint-Sauveur, L’Assomption, Saint-Jean-sur-le-Richelieu et, tout récemment, Rimouski. Les danseurs prendront ensuite la route au cours des prochaines semaines et s’arrêteront d’ailleurs à Baie-Comeau, Sept-Îles et Longueuil.