Le président de la Commission de la Culture de Roberval, Réjean Gauthier, se réjouit de l’aide accrue que Québec et la Ville ont accordée à cet organisme.

La Commission de la Culture reçoit un beau bulletin

C’est l’équivalent d’un beau bulletin, avec des étoiles et plein de A. Le renouvellement de l’entente de développement culturel par Roberval et le ministère de la Culture et des Communications du Québec, un document paraphé au début de l’année, se traduira en effet par une augmentation de l’enveloppe budgétaire confiée à la Commission de la Culture.

Cette entité, formée en 2011 dans la foulée de la première entente de développement, disposera d’une somme de 90 000 $ par année jusqu’en 2020. Il s’agit d’une hausse appréciable, par rapport aux 45 000 $ accordés par la ville et le ministère en 2017. Puisque les deux ordres de gouvernement contribuent dans des proportions équivalentes, l’aide versée par Québec est passée de 25 000 $ à 45 000 $, ce qui représente un bond appréciable.

« L’augmentation accordée pour les trois prochaines années montre qu’aux yeux du ministère, le travail effectué chez nous s’est révélé fructueux, analyse le président de la Commission de la Culture, Réjean Gauthier. Roberval a changé au plan culturel. Il y a beaucoup de projets, beaucoup de dynamisme, au sein de notre organisme. »

Poursuivant son raisonnement, il affirme que la Commission de la Culture n’opère pas en silo. Elle est jumelée à la Chambre de commerce, par exemple, et a été à l’origine du comité de revitalisation du centre-ville. « Nous agissons de cette manière parce que nous croyons que la culture, l’un des piliers du développement durable, est imbriquée dans tous les aspects de la vie, ce qui inclut le social et l’économie », fait valoir le président.

Des programmes bonifiés

L’argent frais mis à la disposition de la Commission de la Culture aidera à bonifier des initiatives qui, malgré des ressources limitées, ont fait la preuve de leur pertinence. L’une d’elles a pour objet de favoriser la médiation culturelle. Le nombre d’heures disponibles à cette fin augmentera, tout comme les fonds rattachés au programme de soutien aux projets culturels.

« L’an dernier, nous avons reçu six demandes émanant d’artistes ou d’organismes culturels, dont cinq ont été acceptées », souligne Réjean Gauthier qui, en 2018, pourra compter sur une enveloppe de 16 000 $. Un autre projet centré, cette fois, sur la valorisation du patrimoine prolongera les travaux réalisés de concert avec le Centre d’archives Domaine-du-Roy.

« Nous appuierons la création d’une exposition, tout en contribuant à la mise à jour du circuit patrimonial de la ville. Ça touchera la version électronique, ainsi que la version papier, et l’objectif consiste à compléter cette démarche en juin. Nous ferons aussi la promotion du circuit dans les lieux d’hébergement », révèle le président.

Un autre projet sera de retour pour une deuxième édition : La brèche dans le temps. Il s’articule autour d’une correspondance entre des personnes de plus de 60 ans et des écoliers du primaire. La première fois, les adultes ont emprunté l’identité de citoyens de Val-Jalbert, profitant des échanges pour évoquer la vie au début du 20e siècle.

« Moi-même, j’étais l’un des participants. J’incarnais un cordonnier que j’ai fait évoluer dans un cadre réel, mais en intégrant une part de fiction. C’est seulement à la fin de la correspondance, en mai, que les 28 adultes ont pu rencontrer leurs 44 correspondants. On a alors publié un livre de 400 pages », rapporte Réjean Gauthier, qui confirme le retour de cette initiative originale en 2018.

Bientôt une école de théâtre

L’une des initiatives qui découleront de l’entente de développement culturel liant Roberval et le ministère de la Culture et des Communications du Québec jusqu’en 2020 consiste en la création d’une école de théâtre. Elle verra le jour à l’intérieur d’une fenêtre de trois ans, annonce le président de la Commission de la Culture, Réjean Gauthier.

«Il existe une demande à cet effet, ce qui tient pour une bonne part aux 52 ans d’existence du Théâtre Mic-Mac. Une tradition s’est implantée au sein de la communauté, et si nous voulons qu’elle se perpétue, il faut développer la relève. Or, il ne se fait plus de théâtre dans les écoles primaires», a-t-il confié au Progrès.

Le modèle sera celui des écoles de danse et de musique qui existent à Roberval. Dans un premier temps, toutefois, ce projet se déploiera par le biais d’ateliers qui seront accessibles à compter du mois de septembre. S’adressant aux enfants et aux adolescents, ils seront offerts grâce au concours du Mic-Mac.

«Nous souhaitons développer une méthode d’enseignement adaptée à la clientèle ciblée, et dans cette perspective, nous procéderons à l’embauche d’un professeur dans les prochains mois», fait observer Réjean Gauthier. Il ajoute qu’une somme de 15 000 $, versée à parts égales par Roberval et le ministère, sera consacrée au projet.

Une autre nouveauté résultant de l’entente mènera à l’implantation de résidences d’artistes à Roberval. La première pourrait se matérialiser en 2019, possiblement dans le champ des arts visuels, ainsi que le laissent entrevoir les échanges entre la Commission de la Culture et le centre d’art Bang, implanté à Chicoutimi.

«Il a noué un partenariat de ce genre avec la communauté de Petit-Saguenay. Nous pourrions faire quelque chose de semblable ici, mais dans le cadre de la résidence, nous sommes également ouverts à des projets d’écriture. L’artiste sélectionné pourrait passer un mois chez nous», anticipe le président.