Fondatrice de la Coco Fiesta, Suzanna Gaudreault annonce la tenue d’un premier spectacle à Montréal. Il aura lieu ce soir, au Théâtre Plaza, et permettra de tester la version abrégée de cette production conçue au Saguenay.

La Coco Fiesta à Montréal pour la première fois

Pour la première fois depuis sa création, il y a cinq ans, la Coco Fiesta effectuera une sortie à l’extérieur de la région. Une version comprimée de ce spectacle de danse créé à Chicoutimi, à l’initiative de la productrice Suzanna Gaudreault, sera en effet présentée ce soir, au Théâtre Plaza de Montréal. L’équipe comprenant une vingtaine d’artistes et de techniciens tiendra ce qu’on appelle communément un « showcase », une vitrine destinée à des clients potentiels.

« Nous avons invité des organisateurs de festivals, les personnes responsables de la planification des congrès, ainsi que des dirigeants d’entreprises. Nous croyons que la meilleure façon de vendre un spectacle comme le nôtre, c’est de permettre aux gens de le vivre », a expliqué Suzanna Gaudreault jeudi, à la faveur d’une entrevue accordée au Progrès.

La version conçue dans les derniers mois dure une heure. Elle a été élaborée pour le public rassemblé au Théâtre Plaza, mais aussi pour exploiter les possibilités offertes par le marché corporatif. Comme la structure est plus légère, comparativement à la production offerte en novembre et décembre à Chicoutimi (en passant il reste des places pour les soirées tenues entre le 17 novembre et le 9 décembre), elle permettra de répondre rapidement aux demandes exprimées partout au Québec.

« Cette version sur laquelle nous avons beaucoup travaillé requiert la participation d’un nombre limité de danseurs. Il n’y a pas d’éléments pyrotechniques, non plus, ni d’écran géant comme lorsque nous sommes installés au hangar de la zone portuaire ou au pavillon sportif de l’UQAC. Néanmoins, le côté feu roulant qui caractérise la Coco Fiesta est présent », assure Suzanna Gaudreault.

Une décision réfléchie

La décision d’explorer le marché montréalais n’a pas été prise sur un coup de tête. Elle correspond à l’évolution du spectacle, au fait qu’il ait atteint une forme de maturité. La formule consistant à tenir un souper, puis un party, dans une salle décorée de telle manière qu’on se croit dans le Sud, est bien rodée. De surcroît, les chorégraphies centrées sur des succès populaires, ainsi que des classiques de la musique latine, possèdent un pouvoir d’attraction qui dépasse les limites de la région.

« Nous sommes du genre à mener beaucoup d’analyses avant de poser un geste. C’est ainsi que lorsque nous avons examiné le marché à Montréal, nous avons constaté qu’il existait peu de productions comme la nôtre, s’appuyant à 100 % sur la danse. Il y a donc une niche pour nous et, si nécessaire, nous monterons une deuxième équipe pour répondre à la demande là-bas, tout en demeurant présents ici », fait observer Suzanna Gaudreault.

Elle estime que le bouche-à-oreille jouera le même rôle que dans la région, où le spectacle a été porté par une rumeur favorable émanant de son premier public. On pourrait croire que la Métropole ne prête pas flanc à ce phénomène, mais cette fois, ce n’est pas l’ensemble de la population qu’on cherche à sensibiliser. « Là-bas, le milieu de l’événementiel n’est pas aussi grand qu’on l’imagine. Tout le monde se connaît », note la fondatrice de la Coco Fiesta.

Puisque le spectacle de ce soir constitue un test pour l’équipe, en même temps qu’une vitrine, les techniciens sont partis vendredi, tandis que les danseurs se pointeront aujourd’hui au Théâtre Plaza. On veut qu’ils fonctionnent comme dans la vraie vie, tout en espérant que les préparatifs effectués dans les derniers mois auront été suffisants.

« Même si on fait cette sortie à Montréal, je ne suis pas plus nerveuse que d’habitude. J’ai confiance que ça va marcher parce qu’à chaque fois que nous avons présenté la Coco Fiesta, le party a levé. En plus, je sais que de nombreuses personnes ont confirmé leur présence et qu’elles sont intéressées par cette production », énonce Suzanna Gaudreault.