François-Mathieu Hotte, Jean-François Vachon, Olivier Bergeron-Martel et Justine Bourdages, membres de l'équipe de La Boîte Rouge vif, présentent une partie du travail qu'ils ont accompli au cours des dernières années grâce à l'exposition Vision d'(en)semble.

La Boîte Rouge vif: une expo et de nouveaux locaux

Jusqu'au 8 février, la Galerie L'Oeuvre de l'Autre de l'Université du Québec à Chicoutimi révèle le fruit d'un labeur de plus de 25 années. La Boîte Rouge vif y expose le bilan de son quart de siècle d'existence et d'expérience en création et en transmission culturelle avec les Premières Nations et les Inuits. Évidemment, seule une infime partie du travail accompli se trouve entre les murs de la galerie, mais comme le titre l'indique, Vision d' (en) semble est assez évocatrice.
«L'exposition vise à souligner les 25 ans d'existence de La Boîte Rouge vif, ainsi que de saluer son arrivée dans de nouveaux locaux à l'UQAC. C'est davantage un bilan de ce que la Boîte est devenue et de ce qu'elle porte, présenté en utilisant beaucoup de visuel», explique Olivier Bergeron-Martel, chargé de projet de La Boîte Rouge vif. «L'exposition nous permet de parler à la fois de nos méthodes et des fruits de nos méthodes.»
Plusieurs photos prises au cours des différents projets menés par l'équipe sont présentées dans la salle d'exposition. L'équipe de La Boîte Rouge vif est composée d'une quinzaine de personnes, mais son réseau est beaucoup plus large, il s'étend un peu partout, notamment dans les communautés autochtones.
François-Mathieu Hotte, chargé de projet de La Boîte Rouge vif, a agi à titre de commissaire de l'exposition qui propose des extraits vidéos, des photos, une projection, et plus encore.
Chaque photo présentée dans Vision d'(en)semble porte une vision collective, une histoire, un projet.
L'exposition permet de découvrir en photos et en mots les 22 étapes d'un projet réalisé par La Boîte Rouge vif.
Entre 2010 et 2013, La Boîte Rouge vif a élaboré une grande concertation avec les Nations autochtones du Québec. L'équipe a visité 18 communautés autochtones afin de participer à la réalisation d'une exposition permanente sur les Premières Nations et les Inuits présentée au Musée de la civilisation du Québec. Une projection de 24 minutes réalisée dans le cadre du projet est projetée sur un des murs de la galerie.
Des ordinateurs permettent aussi de découvrir le travail d'artistes issus des communautés autochtones. «C'est un modèle positif qui permet de découvrir comment l'art a permis à ces gens de se réaliser.»
Chaque élément de l'exposition cache toute une démarche.
«Chacun porte une vision collective, une histoire, un projet. J'aime comparer tout ça à un océan rempli de petites pointes d'icebergs. On voit de petits résultats, mais tout un processus de transmission se cache en dessous», image Olivier Bergeron-Martel.
L'exposition permet à La Boîte Rouge vif de se faire connaître, de démystifier sa mission et ses actions. «On consacre plus d'efforts à notre rayonnement. Pendant des années, La Boîte Rouge vif s'est consacrée à la recherche. Aujourd'hui, nos projets sont de pus en plus diversifiés», conclut Olivier Bergeron-Martel.
Deux nouvelles publications lancées cette semaine
Le vernissage de l'exposition Vision d'(en)semble a aussi été l'occasion de lancer le livre Les bruits et les feux de l'Ouiatchouan. Les archéologies poétiques de Richard Robertson, de Michaël La Chance et de Richard Robertson.
La Boîte Rouge vif a profité du vernissage de l'exposition Vision d'(en)semble pour lancer le catalogue Voix, visages, paysages. Les Premiers Peuples et le XXIe siècle.
Deux publications ont été lancées plus tôt cette semaine lors du vernissage de Vision d' (ensemble), notamment le catalogue Voix, visages, paysages. Les Premiers Peuples et le XXIe siècle, produit par La Boîte Rouge vif. «Ce guide permet de rendre 20 ans de recherche de manière vulgarisée. C'est un outil de travail terrain pour les projets de transmission culturelle dont 90% des textes sont des paroles que les gens nous ont partagées.»
Le catalogue cadre parfaitement avec la mission que se donne l'organisme à but non lucratif. «On espère donner une voix à toutes ces personnes que nous avons rencontrées. On souhaite leur donner une tribune. On demande aux gens de nous faire confiance, ça vient avec une grande responsabilité. On veut être des porte-paroles dont ils seraient fiers», affirme Olivier Bergeron-Martel, chargé de projet.
Le second écrit est un livre intitulé Les bruits et les feux de l'Ouiatchouan. Les archéologies poétiques de Richard Robertson, de Michaël La Chance et de Richard Robertson.
«C'est quelqu'un qui se promène sur le bord du lac Saint-Jean et qui rapporte des objets dans des cartes où il réinterprète le territoire. Il s'oriente dans l'espace avec des contes, c'est un mode de navigation dans le territoire», décrit Michaël La Chance.