La Bibliothèque municipale d’Alma reprend vie depuis lundi, grâce au service de prêts à emporter qu’elle vient d’implanter. Il répond à une forte demande exprimée par les usagers, affirme la coordonnatrice Émilie Guertin.
La Bibliothèque municipale d’Alma reprend vie depuis lundi, grâce au service de prêts à emporter qu’elle vient d’implanter. Il répond à une forte demande exprimée par les usagers, affirme la coordonnatrice Émilie Guertin.

La bibliothèque d’Alma reprend vie

Après avoir vécu deux mois entre parenthèses, la Bibliothèque municipale d’Alma reprend vie. Prenant acte de la récente ouverture affichée par le gouvernement du Québec, elle a relancé ses activités lundi, en offrant à ses 9500 abonnés un service de prêts à emporter. Pour la première fois depuis la mi-mars, il est possible d’apporter chez soi des documents physiques, le tout en respectant les normes sanitaires.

La procédure est simple. Sans que ce soit obligatoire, on peut d’abord consulter le catalogue de la bibliothèque, accessible en ligne. Ensuite, il suffit de téléphoner entre 8h30 et 16h, au numéro (418) 669-5140, afin de réserver un ou plusieurs titres. Un rendez-vous est alors pris pour la collecte, effectuée à l’entrée du bâtiment. Cette opération se déroule à l’intérieur d’une fenêtre de 15 minutes, ce qui permet à cinq personnes de recevoir leur dû en toute sécurité.

«On sent que les gens avaient hâte et que ça fait du bien à leur moral. Ils sont heureux de partir avec de nouveaux livres et nous-mêmes, nous sommes contentes de revenir à l’ouvrage. Pendant plus de deux mois, seuls les documents numériques étaient accessibles. Le nombre d’emprunts a d’ailleurs doublé, puis triplé, entre les mois de février et avril », a raconté Émilie Guertin, coordonnatrice de la bibliothèque, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.

Les premiers bénéficiaires du nouveau service sont les abonnés qui avaient effectué une réservation avant l’interruption des activités. D’une certaine manière, ce sont eux qui ont testé le système de collecte, qui fonctionne comme sur des roulettes. En parallèle, le personnel prend d’autres commandes par téléphone et le rythme est impressionnant. Juste mardi avant-midi, une cinquantaine ont été recueillies.

« Ça ne dérougit pas », confirme Émilie Guertin. Elle s’attend à ce que les nouvelles réservations, celle qui ont été formulées depuis le début de la semaine, soient traitées à compter de mercredi ou jeudi. Signalons que dans le passé, seuls les documents déjà prêtés pouvaient faire l’objet d’une commande par téléphone. On n’avait pas souhaité aller plus loin à ce moment-là, en raison des ressources que mobilise le service complet.

Toujours à propos des effectifs, ils sont de retour à la bibliothèque depuis deux semaines. Comme les employés sont seuls dans le bâtiment, il n’est pas difficile de respecter les normes de la santé publique en matière de distanciation. On sait toutefois que la situation actuelle est transitoire. D’autres étapes seront franchies, jusqu’au jour béni où toutes les activités reprendront comme avant, y compris le volet animation, le dernier sur la liste.

Au préalable, cependant, il y aura l’été, la plus grosse saison en matière de prêts. On anticipe une demande importante, laquelle coïncidera avec l’arrivée des premières acquisitions depuis le début de la pandémie, du moins en ce qui concerne les documents physiques. Les fournisseurs étant eux-mêmes confinés, la bibliothèque avait dû s’abstenir de passer des commandes.

S’agissant des livres que les abonnés ramènent à la maison, enfin, Émilie Guertin conseille de les mettre en quarantaine pendant 72 heures. « Nous-mêmes, c’est ce que nous faisons avec les retours », fait-elle observer.