Makina et Freg attirent nombre de jeunes lecteurs avec leurs bandes dessinées.

La bande à Smikee: un projet frère-soeur qui a la cote

Un projet scolaire donne parfois naissance à des projets à long terme. C'est le cas de La bande à Smikee, une collection de bandes dessinées qui, chaque année, suscite l'attention de nombre de jeunes lecteurs au Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Smikee est né dans le cadre d'un cours collégial. Freg avait décidé de créer un personnage de bande dessinée même si son enseignante l'avait formellement interdit. Pour le surprendre, elle l'encouragea à poursuivre le projet et le força même à promettre qu'il en ferait quelque chose un jour.
Ce jour est arrivé en 2013, alors que le premier tome de la série La bande à Smikee est apparu sur les tablettes.
Freg a amorcé le projet sans trop d'attentes. Rapidement, il a demandé à sa soeur Makina de l'appuyer. Celle qui enseignait au primaire devait l'aider en corrigeant les textes.
L'ampleur prise par le projet a amené Makina à laisser de côté sa carrière en enseignement. Elle se concentre maintenant sur la bande de petits monstres.
Freg dessine tout, mais ils créent tous deux les textes.
Le concept de La bande à Smikee publié aux éditions Petit homme plaît grandement aux lecteurs. «C'est une page, une blague, avec un fil conducteur, décrit Freg. Les personnages ont chacun une personnalité. C'est une sorte de caricature de la société.»
En plus des bandes dessinées, un livre Cherche et trouve dont vous êtes le héros qui s'adresse aux 4 à 99 ans a aussi été publié.
Dans quelques semaines, le sixième tome de La bande à Smikee se retrouvera sur les tablettes.
«De plus en plus, la bande dessinée est utilisée par les parents et les enseignants. On se rend compte que ça aide les enfants qui ont différentes difficultés», affirme Makina qui poursuit, à travers les livres, son travail auprès des jeunes.