La Société historique du Saguenay a confié le volet créatif du Procès à l’ancienne à Martin Giguère et Guylaine Rivard.
La Société historique du Saguenay a confié le volet créatif du Procès à l’ancienne à Martin Giguère et Guylaine Rivard.

La 4e édition du Procès à l'ancienne confiée à Martin Giguère et Guylaine Rivard

Le Procès à l’ancienne, piloté par la Société historique du Saguenay, revient pour une quatrième édition. Pour visiter l’année 1920, le centre d’archives a confié le volet créatif de cette pièce à l’imagination de Martin Giguère (écriture) et de Guylaine Rivard (mise en scène).

Le travail de ceux que l’on connaît comme des membres du Théâtre du Faux Coffre et du Théâtre CRI s’appuiera cependant sur de bonnes bases historiques. Une archiviste de la Société historique du Saguenay a passé deux semaines à temps plein, cet été, à éplucher Le Progrès du Saguenay d’il y a cent ans, à la recherche des perles à exploiter pour la création de la pièce. Elle a remis une centaine d’articles numérisés à l’auteur.

Si Martin Giguère possède beaucoup de liberté pour mener le projet à bien, un thème semble s’imposer pour l’année 1920. Le mouvement ouvrier prendra une place centrale. La coordonnatrice aux projets et aux communications de la Société historique du Saguenay, Audrey Naud, explique que la syndicalisation commençait à faire jaser de plus en plus.

« Il y a plusieurs associations ouvrières qui se forment et qui commencent à militer pour leurs conditions de travail. Le mouvement est encore doux et il n’y a pas beaucoup de grabuge », affirme Mme Naud, à propos des premiers pas du mouvement syndical régional.

Une question préoccupait cependant les journalistes du Progrès du Saguenay : peut-on laisser les syndicats évoluer en dehors de l’influence de l’Église catholique ?

Le Procès à l’ancienne aura lieu les 27 et 28 mars.

« On regarde ce qui a fait les manchettes, mais on garde en tête que c’est l’élite de l’époque, plutôt conservatrice, qui est mise de l’avant. Tout n’est pas là, mais on fait quand même un beau tour d’horizon de ce qui s’est passé », explique Audrey Naud.

Le but du Procès à l’ancienne demeure de repousser les limites. On en profite aussi pour rire un peu de l’ordre établi. « Ça nous permet d’être plus proches de Monsieur et Madame Tout-le-Monde. On se fait connaître en poussant les limites, en osant rire de sujets que l’on aborderait différemment dans nos activités quotidiennes », croit la porte-parole de la pièce.

L’hygiène publique, l’émancipation des femmes, qui se devaient encore d’être pieuses « tant dans leur personnalité que dans leur garde-robe », sont aussi des thèmes qui ont marqué l’actualité.

L’événement, depuis sa création, s’est taillé une place dans le calendrier culturel régional. Il permet à la Société historique du Saguenay de mettre les archives en valeur d’une manière originale.

Plusieurs acteurs sont déjà connus, notamment François Tremblay, anciennement de Radio-Canada, Martin-Thomas Côté et Richard Courchesne, de KYK 95,7, et Denis Villeneuve, du journal Le Quotidien.

La quatrième édition du procès à l’ancienne aura lieu les 27 et 28 mars, à la salle François-Brassard du Cégep de Jonquière. Les billets sont déjà en vente, sur le réseau Réservatech, au coût de 25 $. Les représentations sont à 19 h 30.

Le Procès à l’ancienne sert de campagne de financement à la Société historique du Saguenay. L’objectif est d’amasser 35 000 $.