Klô Pelgag a présenté son deuxième opus, L’étoile thoracique, en version orchestrale, jeudi soir, à Chicoutimi.

Klô Pelgag sublime sur la scène du TBN

C’est un public décidément plus jeune qu’à l’habitude qui s’est massé jusqu’aux balcons du Théâtre Banque Nationale (TBN), jeudi soir, pour entendre l’Orchestre symphonique du Saguenay–Lac-Saint-Jean (OSSLSJ), certes, mais d’abord et avant tout pour voir à l’œuvre l’excellente auteure-interprète-compositrice Klô Pelgag.

Le mélange des genres était plus que parfait entre la jeune artiste sacrée interprète féminine de l’année au dernier gala de l’ADISQ et la troupe du chef d’orchestre Jean-Michel Malouf, au diapason avec la chanteuse tout au long de la soirée.

Venue présenter une version spécialement concoctée pour l’occasion de son deuxième album, L’étoile thoracique, Klô Pelgag a été applaudie avec justesse après chacune de ses pièces interprétées parfois en symbiose avec les musiciens de l’OSSLSJ, et parfois seule sur son instrument, au plus grand bonheur des mélomanes aguerris que des fans finis de l’interprète, qui étaient visiblement nombreux. D’ailleurs, seule la dernière rangée du TBN semblait vide, jeudi soir.

« C’est l’fun de faire des spectacles comme ça à l’extérieur de Montréal, a lancé Pelgag après avoir interprété sa pièce Les ferrofluides-fleurs. Vous le méritez, alors bon voyage », a ajouté celle qui était aussi accompagnée par trois musiciens et une choriste sur la moitié droite de la scène.

Bons moments

Jouant tantôt du piano, tantôt de la guitare, Klô Pelgag et l’OSSLSJ ont démontré la pertinence de l’exercice tout au long du spectacle, mais de manière particulièrement éloquente sur le diptyque Au bonheur d’Édelweiss et Les mains d’Édelweiss, deux chansons qui mettent en scène le même personnage et qui ont donné droit aux meilleurs moments de la prestation.

Il faut dire que la voix de la jeune femme originaire du Bas-Saint-Laurent se prête très bien à un spectacle symphonique. Il suffit de voir avec quelle aisance elle passe des notes les plus hautes perchées à certaines tonalités beaucoup plus graves d’une parole à l’autre pour s’en convaincre.

Plus qu’une voix, Pelgag est également une musicienne hors pair qui parvient à captiver son auditoire lorsqu’on la laisse par exemple aller seule au piano.

Les musiciens de l’OSSLSJ, qui n’ont eu que quelques heures pour répéter avec Pelgag en après-midi, ont bien sûr eu leur mot à dire sur cette représentation quasiment irréprochable.

Véritable feu roulant, la représentation de jeudi d’une durée d’un peu moins d’une heure et demie ne comportait d’ailleurs pas d’entracte, ajoutant ainsi à l’intensité de l’expérience pour un public qui redemandera probablement à revivre ce type de concert à l’avenir.