Kevin Titzer

Kevin Titzer donne des sculptures en cadeau

C’était l’anniversaire de naissance de Kevin Titzer, jeudi. L’artiste arvidien a sans doute reçu des cadeaux, mais il en a fait davantage à l’occasion d’une activité tenue en début de soirée, à Alma. Ça se passait dans les locaux de IQ L’Atelier, là même où le sculpteur avait créé une maison à l’aide de matériaux trouvés sur place, dont des boîtes à lunch. Une maison pas ordinaire, faut-il préciser. Elle comportait plein d’ouvertures laissant voir des œuvres empruntant à son imaginaire.

La récompense des visiteurs consistait à les trouver, surtout celles qui étaient habilement dissimulées. C’est un plaisir auquel plusieurs avaient succombé en avril, au cours de la Flashe Fête. Or, ce projet avait suscité une telle curiosité que le comité organisateur a prolongé la vie de l’exposition. « Il restait des personnes à rejoindre. Au total, il en est venu au moins 350 », a précisé la directrice générale de IQ L’Atelier, Bianka Robitaille, lors d’une entrevue accordée au Quotidien.

Première étape
La cérémonie de jeudi a constitué la première étape du démantèlement de l’installation. Avant de la démonter dimanche, Kevin Titzer a retiré les sculptures nichées à l’intérieur. Certaines étaient minuscules, se résumant à une tête en papier mâché. D’autres, en revanche, avaient nécessité plus de travail, comme ce personnage truffé d’aiguilles, une sorte de porc-épic humain, ou encore cet animal dont la tête extravagante se déploie à la verticale, à la manière d’un bouquet surréaliste.

Directrice générale de IQ L’Atelier, où le sculpteur Kevin Titzer a créé une maison en avril, Bianka Robitaille affirme que plusieurs personnes ont été intriguées par ce projet. C’est pourquoi l’oeuvre a été exposée plus longtemps que prévu.

Chaque personne avait reçu un billet et c’est par voie de tirage que les œuvres ont été distribuées. C’est l’artiste lui-même qui les sortait d’une boîte à beurre avant de les remettre aux heureux élus, un groupe qui comprenait quelques enfants pour qui ce fut Noël avant le temps. Dans son esprit, ce geste était une façon de remercier la communauté qui a prêté vie à sa sculpture, de la même manière qu’il l’avait fait lors de sa première expérience du genre, au Mexique.

« Quand je sculpte un personnage, c’est de moi dont il est question, alors que dans un projet comme celui-ci, mon regard est tourné vers les autres. Au Mexique, ce n’était pas planifié. J’ai eu peu de temps pour produire et je crois que ça a joué en ma faveur », analyse Kevin Titzer. Il sent un tel engouement que trois autres maisons seront créées d’ici au début de l’automne.

Deux verront le jour en Indiana, d’abord à Evansville, son lieu de naissance, puis à New Albany, la ville jumelle de Louisville, au Kentucky. Au préalable, cependant, l’Arvidien tentera une expérience inédite à Sainte-Rose-du-Nord, dans le cadre du festival Virage. C’est dehors, en effet, que son installation prendra forme pendant quatre jours, soit du 28 juin au 1er juillet.

« Je veux travailler dans différents contextes et voir comment ça déteindra sur l’œuvre. Là-bas, par exemple, il y a des montagnes et beaucoup de vent. J’ai donc l’intention d’intégrer plein de ventilateurs qui tourneront d’eux-mêmes », fait observer Kevin Titzer, dont le concept pourrait essaimer en Europe. « Notre ami a de beaux projets devant lui », confirme Bianka Robitaille, qui a conclu la soirée en apportant un magnifique gâteau de fête accompagné des chants de circonstance.