Ludwig Von 88 a réuni plusieurs spectateurs au parc de la Rivière-aux-Sables.

Jonquière en musique: des hauts et des bas

Du beau temps, du vent, de la pluie, des foules importantes et d’autres plus timides, Jonquière en musique a connu une 30e édition en dents de scie qui n’engendrera pas de grand déficit, mais qui ne permettra pas non plus de gonfler un coussin en prévision du futur.

« C’est une édition acceptable, point final », tranche Alain Tremblay, directeur général de l’événement.

Jonquière en musique a commencé sur une note positive. Les premières journées du festival, dame Nature était du côté de l’organisation, encourageant les festivaliers à se masser devant la scène pour apprécier les différentes prestations offertes.

Puis le temps s’est fait moins clément, forçant certains artistes à se produire devant des foules beaucoup moins imposantes qu’anticipées.

Claude Dubois a eu droit à un temps clément le soir où il est monté sur la scène de Jonquière en musique.

« On a eu de la belle température la première semaine. On en a profité. La deuxième semaine, ç’a été plus difficile. Le samedi soir, pour le spectacle de Sara Dufour, il y avait des bourrasques très fortes. Il pleuvait dès 19 h. Dans ce temps-là, les gens ne se déplacent pas. Quand ils sont déjà là lorsqu’il se met à pleuvoir, c’est plus facile de les garder, affirme Alain Tremblay. Le lundi soir, on n’avait pas de spectacle, mais les forts vents ont arraché les clôtures, les banderoles et brisé un kiosque. Ça nous a pris une journée pour remettre le site en ordre », raconte-t-il.

Le jeudi 11 juillet, le temps n’a pas été plus clément pour Paul Daraîche. « C’était terrible. Il n’a pas arrêté de mouiller du début à la fin du spectacle. À Claude Dubois, vendredi, on a été chanceux. On a eu une belle soirée. »

Le festival a tout de même pris fin sur une note plutôt triste. Samedi, 13 juillet, la pluie forte, des vents importants et des éclairs ont eu raison des visiteurs.

« On a retardé le spectacle de Martin Levac jusqu’à 22 h 15. On a dû avoir un maximum de 150 personnes sur le site. Ç’a été une soirée extrêmement coûteuse pour le festival. Ça représente des pertes financières d’au moins 20 000 $. »

La pluie forte, les vents importants et des éclairs ont eu raison des visiteurs où le soir où Martin Levac a présenté sa rétrospective de Phil Collins.

Alain Tremblay ne s’inquiète toutefois pas outre mesure du bilan budgétaire de la 30e édition.

« Ça nous amène à recalculer. Mais comme on ne dépense pas ce qu’on a pas, on n’aura pas de gros surplus, mais on n’aura pas de gros déficit non plus. »

Le directeur général souligne par ailleurs que quelques soirées se sont très bien déroulées. Il pense notamment à la grande foule présente pour Claude Dubois, ainsi qu’aux spectateurs réunis pour Millencolin. « Il y avait au moins 10 000 personnes ce soir-là, on en a vendu de la bière. »

Ludwig Von 88, DJ Dan Desnoyers, Route 66, Steve Hill et l’hommage à Rage Against The Machine ont eu droit à de belles assistances.

Paul Daraîche a dû composer avec la pluie le soir de son passage à Jonquière.

« Les moins bonnes foules, c’est les soirs où il a mouillé. »

L’équipe se mettra au travail pour la prochaine édition dès l’automne, une édition qui risque d’être marquée par quelques changements sur le site du parc de la Rivière-aux-Sables. « Le festival a besoin de ce coup d’amour sur le site. Ça l’air que ce sera un projet sur trois ans. On devra composer avec ça l’an prochain. »

Quant à Alain Tremblay, il réfléchit à savoir s’il sera de la partie. « Je devais être là trois ans pour le redressement, j’en suis à 12 ans. Je suis en réflexion », conclut-il.