C’est à partir de son bureau, bien campé dans sa chaise et casque d’écoute sur la tête, que Joël Martel convie ses fans à une marche virtuelle, soir après soir.
C’est à partir de son bureau, bien campé dans sa chaise et casque d’écoute sur la tête, que Joël Martel convie ses fans à une marche virtuelle, soir après soir.

Joël Martel et son voyage virtuel autour du monde

Depuis 10 ans, Joël Martel mène divers projets sur le Web qui diffèrent de ceux de ses collègues dits influenceurs. La situation exceptionnelle de confinement forcé lui a donné l’idée de permettre à la population de prendre part à un voyage autour du globe de manière virtuelle. Chaque soir, une marche en ligne dans différentes villes du monde est proposée sur sa page Facebook. Au menu: interactions avec les internautes et discussions plus ou moins sérieuses à propos de ce qu’ils observent durant la « randonnée ».

Le créateur explique que sa démarche n’est pas planifiée et que l’idée lui est venue involontairement au fil des circonstances. « Tous les jours, je fais un peu de recherche sur YouTube afin de trouver des vidéos pertinentes de personnes qui marchent dans des villes connues du monde entier. Je fais ensuite une narration sur l’action qui s’y déroule tout en la parsemant de réflexions et de philosophie. »

Même si son projet est assez exigeant, M. Martel n’y retire aucun bénéfice financier. « C’est certain que trouver des marches où la vision est bonne et que l’itinéraire est agréable à suivre demande un peu de travail. Cependant, mon projet m’enlève un petit stress parce que je peux me permettre de faire de l’art pour le plaisir de divertir. On n’est pas toujours obligé de tout rentabiliser. »

Selon l’artiste, le confinement modifiera la vision du Web pour plusieurs personnes. « À la différence de mes amis humoristes, pour qui le Web est un bel outil de promotion, les réseaux sociaux sont pour moi une scène. Au fil du confinement, plusieurs artistes semblent déjà réaliser que le Web peut être un endroit pour diffuser son art et ses créations et non pas seulement un outil de promotion. Dans quelques années, je suis convaincu qu’il y aura de plus en plus de créations comme les miennes. »