Jocelyne Rousseau ouvre les portes de son atelier du secteur Mistassini, jusqu’au 16 décembre. L’artiste qui célèbrera bientôt ses 40 ans de carrière profite de cette activité pour présenter les toiles réalisées dans les derniers mois.

Jocelyne Rousseau ouvre les portes de son atelier

Jocelyne Rousseau ouvre les portes de son atelier situé au 70 avenue des Chutes, dans le secteur Mistassini. Pas besoin d’appeler au préalable et votre heure sera la sienne, du moins jusqu’au 16 décembre. L’objectif consiste à présenter ses tableaux peints à l’acrylique, dont plusieurs oeuvres réalisées dans les derniers mois, ainsi que des pièces artisanales faites avec du bois de grève.

C’est la troisième année consécutive que l’artiste prend une telle initiative. Elle persiste en raison de la réponse du public. Plusieurs visiteurs profitent de l’occasion pour compléter leur magasinage des Fêtes, que ce soit en faisant l’acquisition d’une toile ou d’un certificat cadeau. Ils apprécient également le caractère intime de cette expérience, puisqu’elle ouvre une fenêtre sur le processus créatif de leur hôtesse.

« Aujourd’hui, les gens sont habitués. Ils savent qu’à ce temps-ci de l’année, il se passe quelque chose chez moi. Comme je travaille tous les jours, à partir du moment où prend fin la saison des symposiums, il y a toujours un tableau en chantier. Ça peut susciter des questions », a expliqué Jocelyne Rousseau à l’occasion d’une entrevue accordée au Quotidien.

Il suffit de jeter un coup d’oeil sur les murs de son atelier pour réaliser à quel point la Jeannoise est inspirée par la nature qui l’entoure. Elle qui vit près des chutes de Mistassini ne se lasse pas de représenter l’eau. Dans la même foulée, le plaisir que lui procurent les arbres, ceux qui aboutissent sur ses miniatures autant que sur ses grands formats, a quelque chose de mystique.

« Les thèmes que j’aborde tournent autour de la nature, des paysages de la région. Je réalise des photographies et des croquis, puis je fais un montage. Une fois dans mon atelier, toutefois, je me sens libre de changer des choses, y compris la saison. Je suis née à Mistassini, mais j’ai bien connu les villages de Saint-Stanislas et Saint-Eugène, qui continuent de m’inspirer, tout comme le secteur de Vauvert. Les ruisseaux, les chemins forestiers, me donnent le goût de peindre », fait observer Jocelyne Rousseau.

Parlant des saisons, elle a apprécié au plus haut point la première partie de l’automne, pas mal plus intéressante que l’an passé. « J’ai produit plusieurs tableaux montrant des paysages du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la région de Charlevoix. On a été chanceux parce que les feuilles sont restées longtemps accrochées aux arbres », raconte l’artiste.

Quant aux miniatures évoquées tantôt, elles constituent une spécialité qui l’a poussée, en deux occasions, à participer à un rassemblement d’envergure internationale tenu à Lévis. Pour être admises, ses oeuvres ne devaient pas dépasser 12 pouces carrés. « Compte tenu du format, je représente souvent des arbres, notamment des conifères. C’est du trouble, mais je suis patiente. Je ne lâche pas », assure Jocelyne Rousseau d’un ton enjoué.

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CÉLÉBRER 40 ANS DE CARRIÈRE

« Il n’y a jamais de violence dans mes tableaux ni de représentations de la ville. Je crée d’abord pour me faire plaisir et je le fais de manière réaliste, en montrant des choses que je trouve belles. Je veux aussi que ce soit attrayant pour les gens », affirme Jocelyne Rousseau, qui s’apprête à célébrer ses 40 ans de carrière en tant qu’artiste.

C’est la philosophie qui guide son travail depuis ses débuts. Elle qui a peint des tableaux de tous les formats, parfois même des clavecins, qui a touché à l’aquarelle et à la peinture à l’huile avant de privilégier l’acrylique, pratique son art en affichant une constance admirable. À la manière du jardinier cultivant le même lopin de terre, la Jeannoise demeure profondément attachée à la nature et cherche à la représenter avec une finesse qui n’est pas sans rappeler celle des maîtres anciens.

Les animaux font également partie de son univers artistique. Plusieurs clients lui demandent de produire des tableaux où ils occupent le devant de la scène, ce qui est arrivé fréquemment dans les derniers mois. Sans doute que cette dimension de son travail sera intégrée à l’exposition que la peintre souhaite présenter l’année prochaine, dans un lieu qui reste à déterminer.

« Je songe à monter une rétrospective pour souligner mes 40 ans de carrière. Ça devrait se passer au Lac, mais il est trop tôt pour dire à quel endroit ni à quel moment ça se produira », mentionne Jocelyne Rousseau. Ce qui est sûr, toutefois, c’est qu’on lui réservera une place de choix en août, dans le cadre du Symposium Vauvert sur le lac Saint-Jean.

Le hasard fait bien les choses, en effet. Son quarantième anniversaire coïncidera avec l’édition dont elle assumera la présidence d’honneur, une nomination qui a été officialisée à la fin de la troisième édition. « C’est plaisant que le comité organisateur ait pensé à moi. Ce symposium est de plus en plus populaire, y compris auprès des artistes. Il y en avait 35, la dernière fois, et ça se pourrait qu’on monte à 40 », raconte la peintre établie dans le secteur Mistassini.