Jeanick Fournier donnera un spectacle le 1er décembre, au profit de la fabrique Notre-Dame de Laterrière. Elle amorcera la soirée en interprétant des succès de Céline Dion, avant d’aborder le répertoire des Fêtes.

Jeanick Fournier chantera pour l'église de Laterrière

Jean-Claude Claveau a peu d’expérience dans le monde du spectacle, mais quand il a sollicité la participation de Jeanick Fournier, dans le cadre d’un spectacle au profit de la fabrique Notre-Dame de Laterrière, la chanteuse a laissé parler son cœur. Sans hésiter, elle a accepté de se produire dans l’église à l’acoustique irréprochable, le 1er décembre à 19 h 30.

« Je l’ai entendue chanter lors de la fête où le titre de Patriote de l’année a été conféré à Marc-André Bédard. J’aime sa voix, l’une des plus belles du Saguenay, et c’est pourquoi j’ai souhaité obtenir son aide à l’occasion d’un déjeuner. Elle a tout de suite répondu oui, ce qui nous aidera à financer la restauration de nos fenêtres », a raconté le président de la fabrique, il y a quelques jours, lors d’une entrevue accordée au Quotidien.

Le programme du spectacle se déclinera en deux temps. La première partie fera la part belle au répertoire de Céline Dion, que la Saguenéenne connaît jusque dans ses moindres replis. Au retour de la pause, par ailleurs, elle se moulera au calendrier en interprétant des airs des Fêtes. Un pianiste lui tiendra compagnie et, si les vœux du comité organisateur sont exaucés, 400 personnes assisteront à cet événement, dont les billets, vendus au coût de 30 $ l’unité, peuvent être réservés au 418 678-2517.

Le cas échéant, on pourra parler d’un deuxième succès, puisque le concert du Quatuor Saguenay tenu en avril 2017 avait attiré 300 mélomanes. La priorité du moment portait sur la toiture, dont la réfection était devenue une nécessité. Ce chantier a été complété grâce à un investissement de plus de 600 000 $, dont la plus grande part a été fournie par le ministère de la Culture et des Communications du Québec.

« Nous avons mené cette opération sans traîner aucune dette », note Jean-Claude Claveau avec un brin de fierté dans la voix. Cette fois encore, l’État sera mis à contribution. Il faut dire que le statut patrimonial de l’église érigée en 1865 est enviable, puisqu’elle bénéficie de la cote A. Les responsabilités sont à l’avenant, toutefois. Quand il faut réparer quelque chose, l’unique option est de se coller fidèlement aux pratiques en cours à l’époque de la construction.

« Le bois est pourri. Les cadres sont en pin et nous prévoyons les remplacer au printemps. Le ministère contribuera à hauteur de 80 %, ce qui nous oblige à trouver 100 000 $. La ville de Saguenay a été contactée à cet effet et les revenus du spectacle s’ajouteront au montant qu’elle versera. Les entreprises ont commencé à acheter des blocs de billets, une réponse qui nous encourage », fait observer le président de la fabrique.

Une fois réglé le cas des fenêtres, lequel embrasse autant la sacristie que l’église, il restera à rafraîchir l’intérieur. « Nous devrons refaire le plâtre et la peinture qui ont été endommagés par les infiltrations d’eau. Ça devrait nécessiter un déboursé de 200 000 $, ce qui marquera la fin des grands travaux. À ce moment-là, tout sera en ordre à Notre-Dame », énonce Jean-Claude Claveau.